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On continue l’exploration de Loulou, de Max Obione, roman érotique et historique, qui nous narre les aventures d’une pute nonne et communarde. Car oui c’est possible ! Mais le roman de Max Obione c’est surtout le portrait d’une femme libre, et une plongée dans les bas fonds de la fin du 19ème siècle, là où les gens crevaient de faim mais rêvaient quand même de liberté. Bienvenue chez les putes, les arpettes, les prolo, les ouvriers, bienvenue chez les sans dents comme ils disent. Vive la grande sociale et que vive la Commune LIBRE !

Loulou, de Max Obione, roman érotique et historique au temps de la Commune

La semaine dernière, je vous lisais, pour débuter l’exploration de Loulou, deux extraits en tout début de ce roman érotique. Vous avez ainsi découvert la première rencontre de Loulou avec la mère supérieure du convent des visitandines, une religieuse aux moeurs très… cochonnes, il faut le dire !

Dans cette première partie du roman historique et pornographique (c’est pas antinomique), la mère supérieure est intransigeante : elle va faire de Loulou une visitandine ! Et à cette occasion, elle va la baptiser soeur Angélique de la Miséricorde. Si ça c’est pas du nom qui envoie ! Au passage mon barbu adresse un respectueux salut aux “petites soeurs de la pitié fraternelle” de Aix en Pce ainsi qu’à leur fameux poulets du … Vendredi (véridique)

Podcast érotique extrait de LOULOU de Max Obione

Les aventures d’une pute nonne, de Max Obione. La partie 2

Cette semaine on continue de suivre les aventures de LOULOU notre pute nonne fesseuse de culs bourgeois. Le moment de la petite fête d’intronisation de soeur Angélique qui va vite tourner à l’orgie est un petit bijou du genre irrévérencieux et lubrique. J’aurais pu choisir ce passage, pour ce deuxième podcast érotique sur le roman de Max Obione, mais j’avais envie de sortir du couvent. Peut-être un malaise personnel, va savoir.

Du coup cette semaine pour le second podcast sur LOULOU la pute nonne vous aurez droit à nouveaux à deux extraits, qui nous plonge en plein dans l’ambiance de la COMMUNE de 1871. Vous allez voir, vous ne perdez pas au change.

Loulou a réussi à négocier un arrangement grâce à l’une de ses anciennes connaissances, un religieux surnommé la grande Justine, totalement fan des talents de fouetteuse de Loulou. La voici donc à s’occuper d’une maison de santé avec soeur Véronique, une religieuse qui aime porter secours à son prochain mais n’a pas plus de respect que ça pour les dogmes et la hiérarchie catholique.

Vous allez découvrir la vie des petites gens de l’époque, et le quotidien de Loulou dans cette maison de santé, qui alterne entre les soins aux indigents, et les fessées quémandées par les puissants de Paris. On fera aussi une petite virée par la prison de Sainte Pélagie, où Loulou va croiser une vielle connaissance, le peintre Gustave Courbet, emprisonné pour avoir été communard.

Max Obione croque à merveille les bas fonds, la solidarité, l’espoir qui vit encore. Comme il le dit dans le passage que j’ai choisi, l’esprit de la Commune n’était pas mort. La révolte sociale avait été réprimée par les armes et le sang mais l’esprit, lui, vivait encore. Un esprit de liberté. Qu’en est-il aujourd’hui ? Pas grand chose, hélas, me souffle la partie la plus pessimiste en moi.

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L’esprit de la Commune 1871 vit-il encore 150 ans après ?

Nous sommes à l’aube d’un flicage à une échelle encore jamais connue. Il y avait les réseaux sociaux, pour tout savoir de tout le monde. Maintenant, il y a le covid et ses implications sur la santé et les relations (relire FrICTION de Nora Gaspard). Mais le mal être, la peur de mourir, le délabrement des services public et d’hygiènes des pays occidentaux a vite été récupéré par les gouvernants (qui ne sont pas les nations) pour aller beaucoup plus loin que la simple gestion de crise !

Je discutais il y a peu avec une connaissance qui vit à Londres. Il m’expliquait le plus naturellement du monde que là bas, les terrasses et les resto ont rouvert, notamment parce que près de 80% de la population est vaccinée, mais aussi car grâce à l’application anti covid et au QR code, tout est plus simple.

A chaque fois qu’on se rend dans un lieu public style bar, resto, on scanne un QR code qui prouve que c’est bon, on n’est pas contaminé ni contagieux. C’est merveilleux, maintenant on indique en temps réel en permanence où on est, avec qui, etc.. Et tout le monde est heureux, car grâce à ça, on est en sécurité !

Je trouve ça effrayant. Aujourd’hui, les non covid sont acceptés et acceptables. Ils peuvent voyager, boire, manger, danser. Et c’est bien normal, car eux, ils ne mettent pas en danger la population. Et si un jour, on découvrait que les blonds mettaient en danger la population ? Ou bien les noirs ? Ou bien les musulmans ? Ou les porteurs de tel ou tel gène ? On continuera à trouver ça rassurant ? Normal ?

Oui oui oui je sais je vois le mal partout, je sais je suis paranoïaque, mais comme dit l’autre “seul les paranoïaques survivent” et jusqu’à présent tout ce que je craignais est arrivé… Mais ayons confiance la belle science trouvera une solution … pas sur qu’elle soit liberto-compatible cette solution. M’enfin “les braves gens” décident hein ! On est en démocratie hein !??? (voir l’excellent interview sur Thinkerview à ce sujet)

La sécurité n’est pas une option prévue par LA VIE

Je suis en train de revoir l’excellente série Person of Interest (je vous la conseille au passage), où le flicage est poussé à l’extrême. Et ce qui m’effraie, c’est qu’on y court, dans ce monde effrayant. Rien qu’en France, grâce à la loi sécurité globale, la reconnaissance faciale automatisé (via algo), les drones, les milices privés et autres outils sécuritaire sont autorisés. On freine les terroriste et les malfaisants comme ça ! Même pas ! Mais c’est un autre débat.

Au passage pour freiner les malandrins on oblige maintenant les sites de cul à mettre en place des systèmes d’identification via pièce d’identité / empreinte bancaire & co pour surveiller qui vient les visiter. L’anonymat sur internet est donc très sérieusement endommagé (ça fait longtemps, c’est juste officiel et étatique maintenant) Comme on sait tous maintenant qu’aucune donnée n’est 100% sécurisé même (surtout) sur des grosses plateformes style facebook ou gogol que pensez-vous que votre patron.ne, votre conjoint pensera en sachant que vous venez écouter des podcast érotique ?

Pour rire et aller encore plus loin dans le flicage numérique, les pays occidentaux, donc l’Europe, prévoient la disparition imminente de l’argent liquide, comme ça non seulement on saura où on est, mais on saura ce qu’on dépense, commet, pourquoi.

La plupart des gens trouvent ça rassurant, cette surveillance étendue. Avec pour argument ultime : Si t’as rien à cacher, si t’as rien à te reprocher, t’es forcément pour. Qui décide de ce qui est bon, acceptable, irréprochable ? Qui vous dit que ce qui aujourd’hui vous semble dans les clous, le sera encore demain ?

Des liens et des bisous !

Alors après avoir lu LOULOU, après avoir passé 15 ans avec un “vieil” anar individualiste je me dit qu’il est loin, l’esprit de la Commune. Qu’il est loin, le temps où les gens pouvaient concevoir d’être solidaires et fraternels, de vivre libres, plutôt que de vivre rassurés.

Alors si en vous subsiste un peu de l’esprit de la Commune, si en vous subsiste encore le rêve d’une vie libre, je vous en prie, je nous en prie, chérissons la, nourrissons la. Autant que faire se peut, à chaque fois que c’est possible, repoussons les limites de nos possibles. Acceptons de ne pas être rassurés. Et c’est une belette effrayé par les escargots qui vous le dit ! Mes amis, le défi est immense, je vous le dis !

Allez, il est temps de se quitter mes amis. Je vous laisse entre les mains de Max Obione et de sa Loulou.

Prochain podcast érotique début juin ! Pourquoi ?

Je vous fais des bisous, et je vous dis à dans 15 jours ! Et oui, comme vous le savez je prépare un CAP cuisine et les examens arrivent à grands pas. Pour rassurer un peu la belette que je suis (et qui prône la liberté mais fait pourtant de l’huile à l’idée de passer un CAP, cherchez l’erreur…), je vais me plonger un peu dans les révisions et dans mes casseroles.

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