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FrICTION de Nora Gaspard c’est la série littéraire entre science-fiction érotique, dystopie et prémonition, se décline (hélas) en 2 saisons ! une série érotique sur fond de pandémie, d’hygiénisme, de sexe, de peur et d’envie. C’est terriblement bien écrit, c’est affreusement de moins en moins surréaliste et comme j’avais adoré la première saison de FRICTION, qu’on écrit F(r)ICTION, vous ne couperez pas à la seconde !

D’ailleurs, pour celles et ceux qui n’ont pas écouté les 2 podcasts consacrés à la saison 1 de F(r)iction elle est toujours écoutable sur le podcast érotique. Je compte sur vous pour rattraper cette lacune malheureuse ! Allez, c’est parti mon kiki ! Dans la joie et la désespérance, plongeons dans le monde blanc et stérile imaginé par Nora Gaspard, où l’humain est bien seul et l’amour bien trop lointain.

Friction de Nora gaspard saison 2 – le podcast érotique

Bon, évidemment, vue l’intro vous commencez à flipper. Mais n’ayez pas peur, car même si il y a des textes vraiment pas joyeux, y en a des plus légers, déjà. Et puis, Nora Gaspard a construit cette série de textes en imaginant le monde vers lequel on pourrait tendre, et c’est assez juste, je trouve. Regardez autour de vous, c’est pas franchement joyeux ce qui se passe ces temps-ci, non ?

Alors délectons nous de ces textes, ils nous pousseront peut-être à ne pas sombrer dans la peur absolue. Qui sait, sur un malentendu, on pourrait être plein à choisir la vie plutôt que la peur et la sécurité ?

Prions pour que FRICTION reste une fiction…

On retrouve dans la saison 2 de F(r)iction le même univers que dans la saison 1. Nora Gaspard a imaginé un monde où la Maladie durerait, où les mesures pour éviter la Maladie, limiter la contagion, deviendraient de plus en plus dingues. Un monde où seuls compterait la survie, l’hygiène, la sécurité, mais où on aurait oublié l’essentiel : la vie ! Rester vivant sans plus pouvoir vivre, c’est une option quelque peu… absurde !

Les belges sont les rois de l’absurde et du surréalisme. Nora Gaspard ne déroge pas à la règle, et en poussant à l’extrême des « solutions » pour éradiquer la Maladie, elle nous plonge dans un monde complètement fou où la peur, la volonté de sécurité ont joyeusement remplacé la vie, l’échange, l’amour et la joie.

Dans un de ses textes, elle imagine même un monde où, pour ne pas transmettre la Maladie, le silence est devenu obligatoire, vu que les hautes autorités se sont aperçues que parler augmentait considérablement la transmission du virus. Donc, plus personne ne parle, la musique a disparu, les enfants apprennent le langage des signes et ne connaissent pas le son de leur voix. Sympa, non ?

Perso, je prie pour que le monde imaginé dans FrICTION de Nora Gaspard ne reste qu’une fiction. Et en même temps, je vous avoue que je ne suis pas très optimiste sur le monde de demain. Même pas du tout. Car, sans en arriver à ce qu’a imaginé Nora, ce que je vois m’effraie. Je vois monter la peur sous toutes ces formes. Peur de la maladie, peur de l’étranger, peur de ce qui est différent. Peur de ne pas avoir assez, peur de perdre, peur de manquer, de changer, de parler, de penser et même, le plus terrible peur d’AIMER et peur de la Liberté.

Je voudrais t’faire peur ! *

La peur n’a jamais mené à autre chose qu’à la haine. Et nous n’en sommes qu’au début, mes amis. Désolée de vous plomber totalement le moral, mais cette pandémie, c’est du pipi de chat comparé à ce qui nous attend. Car ce qui nous attend, c’est une crise écologique majeure, avec des retombées sociales, économiques et physiques vraiment catastrophiques.

Vous y croyez, vous y croyez pas ? Ca n’a plus aucun sens en 2021 de ce poser ces questions ! Les scientifiques que vous aimez tant est unanime et ça depuis au moins 20 ans ! Il n’est plus temps de ce faire peur et de réfléchir à comment éviter la catastrophe, elle aura lieu. On peut éviter le cataclysme par contre. Mais pas forcément en se confinant chez nous et dans nos coeurs ! Remarquez ça nous prépare à ce qui sera impératif en 2050 si on franchi les +3° de réchauffement des terres…

Allez, haut les coeurs, nous sommes vivants, bordel de dieu. Je crois que c’est LA chose à laquelle s’accrocher. Et être vivant, c’est honorer la vie en nous, pas la peur. Alors honorons là. Prenons le temps d’apprécier ce qu’on a, sans se soucier de ce qu’a le voisin. Au lieu d’être terrifié à l’idée de mourir, ce qui, au final, ne change quand même rien au fait qu’on va mourir, soit dit en passant, utilisons plutôt notre énergie à savourez ce qu’on vit. Et si ce qu’on vit ne nous plaît pas, alors changeons le !

Vivre libre c’est aussi et avant tout dire aux gens qu’on aime qu’on les aime justement ! C’est oser dire à celui/celle que vous croisez tous les jours en le désirant secrètement que vous le trouvez beau/belle. C’est prendre soin d’une plage ou on aime se prélasser, d’un arbre qui nous fait de l’ombre, d’une rivière qui irrigue nos cultures.

Vivre c’est avant tout donner et apprécier les cadeaux, même lourds à digérer, de la Vie. Mais ça, apparemment, il faut avoir frôlé la mort pour apprécier la beauté simple de la vie.

Rassurez vous ça arrive à grand pas ! Alors arrêtons de nous interdire par peur de, le monde se charge d’interdire, nous, occupons-nous d’oser. Et de vivre.

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Des liens et des bisous !

Bon, j’espère que je ne vous ai pas déprimé. Si vous voulez lire l’intégralité de F(r)iction, toutes saisons confondues, suivez les liens ! Je vous mets aussi le twitter de Nora Gaspard, qui y distille savamment de petites doses d’érotisme et de poésie.

  • Écouter les 2 épisodes de F(r)ICTION saison 1 via mon podcast érotique EPISODE 1 (S1) EPISODE 2 (S1)
  • Lire la série F(r)iction, S1 et S2 sur le blog de Nora Gaspard
  • Nora Gaspard sur twitter
  • J’voudrais t’faire peur : une chanson des garçons bouchers qui comme d’habitude est à la fois triste et super triste

Pour rappel, F(r)iction se lit dans l’ordre qu’on veut, les textes ne se suivent pas, on est libre de lire ce qu’on veut, quand on veut !

Des bisous les chouquettes !

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