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Second opus du podcast érotique consacré à L’infidélité promise. Le moment ou le candaulisme et l’amour du couple de Eve se heurte à la LIMERENCE, la passion dévorante d’Eve pour un de ses amant. Dans ce deuxième roman autobiographique sur sa vie candauliste, EVE de Candaulie témoigne du moment tumultueux où les frontières sont devenues floues entre sexe et sentiment, passion et amour. Une re lecture érotique qui m’a permis de voir que j’avais changé ma vision du monde t de l’amour depuis 2017. Un peu comme Eve qui fait évoluer sa pratique du candaulisme vers quelques choses de plus vaste et de plus grand qu’est le polyamour.

Elle a vécu ce qui est considéré par bon nombre de libertins comme le tabou ultime : elle est tombée amoureuse d’un amant ! Argh, enfer et damnation, la sacro sainte règle du sexe sans sentiment a été brisée ! Et le sentiment amoureux va débouler dans les tripes et la tête d’Eve sans crier gare, chamboulant tout et mettant en péril l’équilibre qu’elle avait trouvé dans sa vie.

L’infidélité promise. amour, candaulisme et limerence.

La semaine dernière, je vous ai lu la toute première rencontre entre David et Eve. D’entrée de jeu, quelque chose de magnétique se passe entre eux, on devine déjà les prémisses d’une relation passionnelle, voire obsessionnelle. Car au final, bien plus qu’une relation amoureuse, c’est une relation obsessionnelle qui se joue entre Eve et David. Une “limerence”, comme le dit Eve. Ouais, bon, ok, je fais ma cake mais moi non plus je connaissais pas ce mot.

La limerence c’est un état d’attachement et d’adoration involontaire qui implique des pensées intrusives et obsédantes, tout en réclamant la réciprocité émotionnelle. En gros, c’est le début des emmerdes.

On confond souvent amour et possession. La limérence, de ce que j’en ai compris, en est le parfait exemple. On croit que la volonté de posséder et d’être possédé, c’est de l’amour, de la passion, de la fusion. Bien souvent, ça rime avec destruction, car la possession et la liberté ne font pas bon ménage. Ce type de relation amène vite à la dépendance émotionnelle, à la jalousie, et à la méfiance. L’inverse absolu d’une relation basée sur la confiance et la liberté.

Au final, dans son roman L’infidélité promise, Eve de Candaulie nous parle de deux types de relations affective. Un amour conditionnel, possessif, obsédant, qu’elle expérimente avec David. Et un amour profond, basé sur la confiance, l’intimité et l’honnêteté, la base de la relation entre Eve et son mari Alex.

Podcast érotique de L’infidélité promise épisode 2

Amour, candaulisme et limerence : le feu d’artifice passionnel VS la légèreté profonde d’un amour choisi

La passion nous tombe dessus sans crier gare. C’est le fameux coup de foudre, celui qui met des papillons dans le ventre, qui fait battre le coeur plus vite. Tout semble intense, incroyable, extraordinaire.

Au début, en tout cas. L’attirance, la magie du début fait oublier les différences, on ne touche pas terre, on est touché par la grâce. Mais quand la grâce retombe, on se prend violemment dans la tronche toutes les différences qu’on n’a pas voulu voir. La passion est remplacé par l’obsession, la jalousie pointe, et on tombe en désamour aussi violemment que ce qu’on était tombé amoureux.

Le second, l’amour, se construit, il est ardu à atteindre car c’est un choix. Aimer c’est une volonté de s’exposer, de partager, de faire confiance.

Il ne nous tombe pas dessus, c’est une relation qu’on choisit, qu’on construit, qu’on crée. Il n’y a pas de feu d’artifice, il y a le sentiment à la fois profond et léger de la joie, de l’abandon, de la confiance. On peut tout être avec l’autre, car on a osé tout montrer.

Eve de Candaulie décrit très bien le mécanisme de la LIMERENCE, la passion qui démarre. Ce moment ou l’obsession se met en place et ou l’autre (enfin l’image qu’on en a) prend toute la place dans notre tête. Ce moment particulier ou en vérité on ne voit pas l’autre, car Eve ne voit pas David, qui sur bien des points, est loin d’être l’homme idéal pour elle. Eve de Candaulie toute en finesse décrit les mécanismes d’une relation foireuse, ou sa volonté de posséder et d’être possédée prend le dessus sur son amour. Ce moment ou la relation LIMERENCE devient littéralement la seule chose qui compte.

Bien sur la chute arrive, douloureuse, brutale, fatale. Le fantasme a disparu, c’est très souvent trop tard, la passion dévorante, s’arrête brutalement et derrière nous, très souvent le désert. Il faut rebâtir, reconstruire l’amour que nous avons nous-même piétiné par notre quête maladive d’amour feux d’artifices.

Une autrice pudique, un thème ardu pour notre morale : A RELIRE !

Cette confrontation entre amour et passion est un thème que je n’avais pas su, pas pu et pas voulu voir lors de ma première lecture de L’INFIDELITE PROMISE il y a 4 ans. Pourtant, si on lit entre les lignes, L’infidélité promise ne parle que de ça. Le choix, les chocs, la rencontre entre la LIMERENCE (j’adore ce mot / maux), la passion dévorante, et l’amour serein et adulte.

Comme je vous le disais dans le précédent article, Eve de Candaulie est très pudique. C’est en filigrane qu’on devine Alex, son mari, c’est à demi mots qu’elle écrit son désespoir quand tout cesse. Le sujet principal de l’INFIDELITE PROMISE, c’est la mise en route de la LIMERENCE, cette relation obsessionnelle. L’intensité sexuelle et émotionnelle qui monte en gamme, envahit le corps et l’esprit de l’autrice jusqu’à la détérioration progressive avant la chute. Et puis, doucement, la vie reprend son cours. Et David reprendra finalement la place qui lui revient. Je ne vous dirais pas tout, à vous de découvrir ça.

Au delà des corps, des expériences sexuelles, des tribulations et des aventures érotiques, l’infidélité promise est une déclaration d’amour à l’amour libre. Eve de Candaulie nous écrit à toutes et tous qu’on peut expérimenter, oser, aimer, de multiples façons. Alors non ce n’est pas facile, ce n’est pas inné. Mais c’est possible. Voilà ce qu’Eve nous dit, à travers tous ses romans autobiographiques.

Le type de relation que nous avons est un choix que nous faisons

Quel que soit le type de relation qu’on choisit de vivre, rappelons nous que c’est un choix que nous faisons. La liberté, tout comme l’amour, est un choix. Un choix qui va transformer vos vies de manière profonde et radicale. On peut choisir l’obsessionnelle possessivité, la fameuse LIMERENCE mais n’oubliez jamais que tout à un prix.

Le prix du feu d’artifice, du JE VEUX et du fantasme c’est la tristesse et la déception. Le prix de l’amour n’est certainement pas la vie pépère et la monogamie. Mais n’allez pas croire que l’amour libre implique forcément de multiplier les partenaires sexuels et / ou amoureux. Par contre, il demande des efforts, l’effort terrible de se montrer, en toute honnêteté (et c’est le plus difficile). L’effort de s’autoriser à être libre, et l’effort de laisser l’autre libre.

Perso, j’ai choisi. C’est pas toujours facile, ça fait peur, mais putain ce que c’est bon, putain ce que c’est précieux. Merci EVE d’en être le vibrant témoignage. Un gros bisou à toutes et tous, un gros hug à Eve, merci de proposer d’autres possibles à travers tes récits. Prenons soin de nous et de ceux et ce que nous aimons.

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