interview Jip

Interview : Jip, artiste entre ici et …

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Jip, auteur érotique … mais pas que(ue)

Ha ben oui oh hé hein bon, des fois on fait ce qu’on peut et là je peux peu 🙂

Aujourd’hui, et suite à la lecture érotique du Jeudi 10 Décembre, je vous emmène avec moi découvrir un être humain un peu singulier.

On a souvent tendance à classifier les gens dans telle ou telle catégorie. Si si, on le fait, hop, comme ça, par confort.

Moi par exemple pour certains je suis une douce fofolle… Pour d’autres je suis un cul, certes joli mais bon. Pour mes gamins des cours de théâtre je suis « El dictator ». Bon en gros vous avez compris l’idée.

Et bien pour ranger Jip dans une case, je vous souhaite bien du plaisir tellement l’Homme semble éclectique (joli émission de F. Inter).

Il est aussi diffus, complexe et pourtant fluide que ses textes. Alors après deux #LEC juste pour lui – Macabres Cambrures & Frissons dans les bois découvrez le un peu plus … intimement dans

Les interviews de Charlie : Jip on the grill

Rentrons directement dans le vif du sujet : Tu as un fil rouge, il me semble, dans tes créations, l’Érotisme.
Qu’est ce que ce thème te permet d’exprimer et bien sûr pourquoi choisir ce thème ?
JIP : L’érotisme s’est imposé sans que je sache réellement pourquoi. Peut-être par jeu ?
C’était le cas pour mes premières nouvelles érotiques.
Peut-être pour le simple plaisir de décrire ce qui rassemble les humains depuis la nuit des temps, notre point commun à toutes et à tous, même si certaines civilisations dénient ce droit à des pans entiers de leur population.
L’amour et le jeu, le jeu et l’amour…


Ce fil rouge, l’Érotisme, s’est exprimé de différentes manières dans ta vie d’artiste :
Peinture, musique, écriture (roman, théâtre…) … Qu’est-ce que chacun de ces différents moyens d’expression t’apporte, leurs différences, similitudes …
JIP : C’est une évolution, lente dans mon cas, qui m’a guidé de l’un à l’autre ; et c’est la frustration qui était à la base de chaque technique/média.
Je m’explique : Adolescent, je voulais faire de la photo, mais c’était une technique exigeante qui demandait un investissement financier trop important pour un lycéen (avant l’ère de la photo numérique, beaucoup plus économique).
Le crayon, la craie, les couleurs se sont imposés. La musique fut contrainte par mon goût de la solitude et mon sale caractère. L’ordinateur m’a apporté le confort d’un orchestre au bout des doigts.
Mais en ligne de mire, il y avait l’écriture qui donne la liberté de peindre ou d’insuffler la musique avec des mots.


As-tu des rituels d’écriture, par exemple toujours commencer en buvant une tisane de romarin ou écrire dans un café, boire un verre de saké 000 …

Jip : 

Aucun.


Ca m’a toujours intrigué les écrivains, du coup je voulais savoir, est-ce que tu écris tous les jours en t’imposant une régularité ? Où est-ce que tu écris uniquement quand tu as l’inspiration ? Et es-tu plutôt du genre à retravailler beaucoup tes textes ou préfères-tu la spontanéité des premiers jets ?

JIP : Je n’écris pas assez à mon goût par manque de temps ; disons en moyenne une journée par semaine.
Mais l’écriture elle-même, l’acte de poser des mots sur une feuille, n’est que l’aboutissement d’un processus. L’histoire se construit en amont.
J’élabore le plan de mon récit à partir de cette réflexion sous forme de chapitre, avec un titre et quelques notes que je vais suivre la plupart du temps strictement. Ensuite, je rédige.
C’est peut-être un premier jet, mais il est assez solide, à partir de ce plan, pour m’emmener jusqu’au dernier mot.


Dans ce que j’ai pu lire de toi, la science-fiction est très présente.
Alors, parlons-en un peu… Dans Science Fiction il y a science et fiction, mais pour toi lequel est mis en avant, fiction pure, ou science dans le sens réalité en cours d’exploration ?
JIP : La science-fiction n’est pas un genre de littérature que j’apprécie plus qu’un autre.
Évidemment, il y a quelques auteurs que j’aime énormément, comme Philip K. Dick, Sturgeon, Van Vogt ou Kurt Vonnegut Jr, mais je les classerais plus volontiers dans « littérature de l’imaginaire », à l’instar d’un Stevenson, d’un Lovecraft, d’un Poe, d’un Barjavel ou d’un Jean Ray.
Le genre est une manière de situer le décor, un cadre un peu plus vaste dans lequel vont évoluer des personnages. L’imagination sera plus débridée, peut-être.
Je n’en suis pas sûr. Mais pour revenir à ta question, je répondrai effrontément que la fiction pure n’existe pas, elle est juste une manière d’explorer la réalité et/ou de partager une perception des choses.
Le livre d’Oliver Sacks « L’Homme qui prenait sa femme pour un chapeau » est un bel exemple de réalité dépassant la plus incroyable des fictions.
Et ce n’est pas un roman !


Continuons dans la Science Fiction, j’adore ça, notamment les mondes parallèles.

Dans ton écriture, et pour toi personnellement, quelles sont la part de documentation, la part d’expérimentation et la part de fantasme ?

JIP : Je vais accumuler de la documentation pour tout ce qui se rapporte à l’Histoire, mais prendre une liberté totale avec celle-ci.
La démarche concernant la science sera la même. L’important, c’est l’imaginaire et l’évolution des personnages. 

Je me permets de considérer l’expérimentation et le fantasme comme étant du domaine de ma vie privée et je resterai discret à ce propos. ;o)


Je te pose bien sûr la même question à propos de l’érotisme :

JIP : la part de documentation, la part d’expérimentation et la part de fantasme dans tes récits érotiques ?
Dans ce domaine, j’ai peu de documentation, sinon des questions un peu intimes à des ami(e)s qui évoluent dans des sphères qui me sont étrangères.


Désolée je reste sur l’aspect SF, connais-tu la série Fringe ?
Si oui qu’en penses-tu ? Et si tu ne connais pas, c’est vraiment une série que je te conseille, moi je l’adore. Et toi quels série ou film SF me conseillerais-tu ?

JIP : Je suis friand de séries comme Seinfeld, Bottom ou IT Crowd, donc absurdes et/ou comiques.
J’ai fait quelques écarts notables avec Star Strek (particulièrement la série Enterprise), et évidemment, quand j’ai su que J.J. Abrams avait coproduit Fringe (avec Alex Kurtzman, également coproducteur des nouveaux films de la saga Star Trek), je me suis jeté sur les DVD, pensant avec raison que leur univers n’était pas très éloigné du mien.

J’ai beaucoup aimé, regrettant toutefois l’aspect « chirurgical » un peu trop mis en avant.
Je préfère – et de loin – Person of Interest – de ce même producteur. Je découvre (tardivement) Lost.
C’est amusant de trouver au fil des histoires les références (Dick, par exemple) qui ont jalonné mon existence. C’est peut-être une affaire de génération.


Allez sortons de la Sf et revenons à l’artiste (si si) pluriel que tu es :

Je déteste poser la question style « quel est ton préféré, favori … » alors je la transforme un peu : Quel peintre, quel musicien ou quel auteur aimerais-tu nous faire découvrir ? (ou redécouvrir si c’est quelqu’un d’ultra connu)

JIP : Citer un ou plusieurs peintres sera difficile, même si je suis un admirateur inconditionnel de Caravage.

Je les aime tous !

Mes goûts musicaux sont assez éclectiques ; pourtant le rock progressif a ma faveur, et les albums de Steven Wilson sont ce qui se fait de mieux, à mon sens, actuellement. Un détour par l’œuvre de Chostakovitch s’impose, notamment pour la cinquième symphonie.

Et si je ne devais conseiller qu’un seul livre : les jardins statuaires de Jacques Abeille. (Sans oublier tous ces auteurs dont je parle précédemment !)


Pour moi c’est toujours un moment difficile le fait de finir quelque chose (je suis la pro du 99%) est-ce ton cas ? et la question corollaire : Ça fait quoi quand ton livre part à l’édition et qu’il commence sa propre vie ?

JIP : 

Quand un livre part chez mon éditrice, c’est le moment de commencer le prochain !

Les dernières séances de travail étant consacrées à ce que j’aime le moins, c’est-à-dire relire, je suis heureux quand je dis stop.


On approche de la fin de mes questions alors les grands classiques :

Parle-moi de ton point de vue sur l’égalité homme/femme, dans la vie, dans la création artistique (et autres) et bien sûr dans le plaisir

JIP : 

Je suis partisan d’une stricte égalité.

Je n’ai pas plus d’avis que ça.


Jip, c’est quoi pour toi un monde idéal ? Tu as carte blanche

JIP : Celui de la chanson (un classique du genre) de Raymond Lévesque :
https://www.youtube.com/watch?v=cZfDRQ_kKOw

 

Ok pas mieux respect (NDLR) à part peut être ça https://www.youtube.com/watch?v=xbo-hFs6cI8


Tu as sorti fin octobre un nouveau roman érotique, coool, mais ton futur proche et ton futur lointain, si on accepte l’hypothèse commune d’un temps linéaire bien sûr ;), c’est quoi ?

JIP : Ce nouveau roman, « 1-2-3 Frissons dans les bois », est une histoire à part entière, mais il est aussi le premier volet d’une tétralogie ; ainsi, le futur proche verra les quatre volumes réunis sous la même bannière (à savoir, celle de Dominique Leroy Éditions).

Le futur proche sera aussi jalonné d’autres textes, certains en partance, d’autres en gestation.

Le futur lointain, c’est…

… Loin 🙂 – et non je ne finirais pas par la chanson de I.A.M Demain c’est loin elle est trop pas rigolote (mais très belle)

Bon je pourrais vous parler des heures de Jip (et de pas mal d’auteurs de la collection E-ros) mais le mieux reste quand même d’aller voir par vous même.

Le site de Jip – et pour moins de 5€ offrez vous le premier volet chez Dominique Leroy ed.

Allez les chéri(e)s, prochain rendez vous des interviews avec une copine à grosses lunettes mais je ne vous en dis pas plus …wet & see

et pour les fans de la planète Mars. … régalez vous https://www.youtube.com/watch?v=0uQ_X6nQ8xk

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