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Double pénétration, fantasme & réalité

Publié le Publié dans News de Charlie Folies

La double pénétration, du fantasme à la réalité

Double pénétration, un mot plein de … plein 🙂
Je me marre parce que j’en vois déjà qui essayent d’empêcher leur langue de tomber quand d’autres se disent ouais bon c’est du tout cuit, du déjà vu.
Oui on a vu bien plus, c’est certain, mais plutôt que de vous parler de performance je vais plutôt vous parler fantasmes et surtout sensations, qu’est-ce que ça me fait à moi, Charlie, une double pénétration, pourquoi que ce soit avec mon chéri et un gode ou avec Un double dong je kiffe tellement ça .

Souvent les mecs, désolée je stigmatise un peu, se contentent de l’aspect extérieur d’une pratique mais nous les filles ( et oui pour faire une double c’est très dur quand on est un mec, je ne parle pas de double anale mais de double « classique ») de part notre physiologie on est comme qui dirait un peu obligées de sentir à l’intérieur ce que ça fait, ou alors on ne ressent rien mais c’est trop triste.

Pourquoi j’aime la double pénétration ?

Tout a commencé, comme souvent, dans l’obscurité d’un lit, sous une couette, j’avais alors 4 « amoureux » +1 un peu à part (tellement à part que j’ai viré les 4 autres et gardé celui là) :

DP camgirl

Donc me voilà en train de jongler avec mes 4+1 amants, chacun avait un petit truc que j’aimais, et puis à l’époque j’avais tellement besoin d’être aimée et tellement peur de m’engager que bon …voilà quoi.
Deux de ces gentlemen – ils étaient tous au courant qu’il y en avait d’autres – avaient des corps comment dire… miam, leurs peaux, leurs manières de m’embrasser pour l’un, de me mordre le cou pour l’autre, leurs mains fortes et bienveillantes qui m’enserraient la taille, leurs sexes bien sûr, leurs sexes étaient juste ce que j’aimais, juste parfaits, en plus de leur taille (l’un des deux avait une grosse bite coudée qui me faisait hurler) très correcte, la forme même de leur gland était mon idéal pénien 🙂 en gros tout dans ces deux hommes me mettait en émoi.
Un jour, souci de planning, je n’ai jamais été douée avec les plannings, ils se sont croisés dans l’escalier.
Alors que mon amant à la bite coudée venait de me prendre toute la matinée comme la petite soumise que je devenais entre ses mains et s’éloignait de mon lit pour retrouver sa femme, je me faufilais dans la douche encore toute humide de cette matiné. Le toc toc depuis la porte me fit sursauter, je pensais naïvement qu’il avait encore dû oublier ses clés de voiture mais la surprise que je ressentis en trouvant derrière la porte mon mordeur fan d’anal fut énorme !

Dans mon planning il ne devait venir que le soir, il m’avait dit après 18h ! et là c’est midi treize ! Grrrrr !
Mais bon je n’ai pas vraiment eu le temps d’aller plus loin dans mes interrogations, ses deux mains puissantes m’ont empoignée, encore dégoulinante d’eau, encore dans le souvenir de la bite coudée qui m’avait prise en levrette toute la matinée et là, sans même le vouloir,
je me surpris à simplement lui sussurer « encule moi ». 

La Double Pénétration : un régal !

12 ans plus tard je ne sais toujours pas si c’est sa fougue, l’excitation d’avoir (peut-être) échappé à une catastrophe (leur rencontre) ou les 6 heures non stop de baise habile, de baise sans soucis, de baise comme tu ne peux baiser que rarement, le moment où tu es dans la transe tellement tout est en place. Mais je crois que ce jour là j’ai eu parmi l’un de mes plus gros orgasmes anal.

A chacun de ses coups de reins, chaque fois que je sentais sa verge puissante me pénétrer au plus profond, tout mon sexe se contractait, se rappelant à lui même et à mon corps tout entier les ébats du matin. La bite coudée existait encore en esprit et me remplissait, faisait vibrer mon vagin, me remplissait tandis que mon ami m’étreignait le cul par derrière, me mordant fougueusement, griffant mon dos.

Nous avons passé l’après midi à alterner cunnilingus vorace, sodomie et pipe …goulue est un terme trop gentil, je l’ai même mordu prise dans ma frénésie.

La folie de nos corps emmêlés nous amena au bout de nous même ce jour là je crois. Nos ébats atteignirent un sommet quand il se mit à alterner dans une levrette bestiale les pénétrations, sa queue ouvrait mes lèvres, me remplissait entièrement, s’installait quelques secondes pour ressortir et me cambrer à l’extrême en ouvrant mon anus brusquement, quelques secondes, à nouveau sa queue magnifique me prenait, le rythme s’accéléra, je ne faisais plus de différence.

Tout en moi fondait, se mélangeait.
Je ne sais plus bien combien de temps tout cela dura, une éternité sûrement, je ne sais plus.

Ce mois de Juin à Marseille était chargé en orage, la pluie, le vent, la tempête qui rendait l’air moite dans la ville n’était rien comparée à celle qui m’habitait, je me rappelle seulement que ce jour là, après une dernière pipe, il me laissa, les jambes tremblantes, allongée sur mon futon définitivement démoli, je n’ai senti qu’un délicat baiser sur mon cou moite de désir et de sueur, un délicat baiser, une main dans les cheveux, un dernier mot qui sans doute me disait à bientôt, puis la porte qui se refermait.
Dans mon petit appartement sous les toits l’orage s’appaisait, mes jambes doucement ralentissaient leurs mouvements convulsifs, ma chatte et mon cul petit à petit retrouvaient leur pulsation ordinaire.

L’orage recouvrait maintenant Marseille de sa moiteur.

Je m’endormais au son des braoummmm,
au son de la pluie et de l’odeur d’ozone qui recouvre les tuiles chauffées par le soleil du midi.

Des rêves prirent le relais, des rêves troublants où un, deux, trois hommes m’étreignaient, me prenaient dans tous les sens, à la fois soumise et maîtresse, me remplissaient, ouvrant en moi des portes que je ne soupçonnais même pas. Je me réveillais encore moite, le goût du sperme de celui qui deviendrait mon cher et tendre dans la bouche, mon corps était tout engourdi, non pas de douleur, mais de plaisir et il avait encore soif !

double penetration gode

Femme monogame aimant la double pénétration…

cherche comment faire pour le vivre sans culpabiliser

J’aurais dû mettre une annonce mdr,

Vous allez me dire ben Charlie tu n’as qu’à te choper deux mecs… oui mais voilà, comme nous tous je suis un peu schyzophrène, je con-fesse, nous restons dans la double pénétration, non ?, je confesse donc avoir tellement pris mon pied ce jour là, c’est même trop faible comme terme pour décrire ce qui m’est arrivé, que j’en ai même culpabilisé. Le cerveau humain a une grande facilité à arranger la réalité.
Dans ma petite tête je ne faisais de tort à personne, mais je ne pouvais m’empêcher de fantasmer régulièrement sur cette journée, chaque fois qu’un de mes amants se penchait sur moi, je rêvais secrètement, je ressentais en moi l’étreinte d’un autre en même temps.

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J’en éprouvais chaque fois de violents orgasmes mais je culpabilisais avec la même force que le plaisir qui m’envahissait. Les tourments de la « bonne conscience » me hantaient jusqu’à ce qu’un jour mon fougueux sodomiseur me retrouve quasiment prostrée. Le dilemme était trop grand.

Ce jour là, il me trouva pleurant, repliée dans un coin de l’appartement, dans un recoin de moi même.

Il se posa doucement à côté de moi, gentiment, sans aucune autre intention que celle d’être là pour moi, il parla à ma place, me dit que ce n’était pas grave, que tout allait bien. Je pleurais d’autant plus, toute cette gentillesse pour moi, la vilaine, la pêcheresse, celle qui chaque fois qu’un homme la prenait en réclamait encore plus, le cul, la chatte, la bouche, un, deux, trois, tout y passait, je pleurais sur mon mal et sur cet appétit que je croyais devoir tuer.
J’étais un peu comme un pâtissier atteint de diabète, une marionnette entre un petit diable insatiable et un ange ennuyeux.
Il posa sa main sur ma nuque, me caressa longtemps les cheveux, puis comme si je me parlais à moi même me raconta tous mes fantasmes, celui d’être prise avec tendresse et pourtant sans ménagement, celui d’une reine de Sabbah qu’une foule d’hommes honorerait de leur virilité, il les laissait couler de sa bouche et m’autorisait par sa voix à les reconnaître, enfin !
Une fois calmée, apaisée, il sortit deux trop longues heures. A son retour il avait pour moi le plus beau sourire que j’ai vu, un sourire intérieur, lui aussi semblait libéré. Il posa le Chili qu’il avait ramené pour me nourrir, je sais c’est pas super romantique mais à côté de chez moi il y avait un super mexicain alors … bon ben je suis gourmande et pas que dans le sexe, le feu n’était plus entre mes jambes maintenant, nous avons beaucoup ri là dessus, la soirée s’écoula , paisible, souple et douce comme une nuit de printemps. Cette nuit là il eut la délicatesse de dormir, enfin d’essayer de dormir sur le futon que nous avions déglingué.

Les rêves sulfureux firent bien sûr leur apparition mais sans la douleur, sans l’outrage, sans la punition qui pouvait exister auparavant, la nuit fut douce, chaude et douce.

Au réveil, l’odeur de café accompagnait un petit mot

Au réveil, l’odeur de café accompagnait un petit mot posé sur un sac en plastique :
« Voilà pour t’amuser quand tu es seule » c’était mon premier double dong !
L’homme s’éloigna un peu de ma vie…

Il revint plus tard pour m’accompagner, tenace, doux et fort en même temps depuis maintenant 10 ans …
Je n’ai plus le  double dong originel mais j’ai gardé le plaisir de la double pénétration 🙂

Oulala me voilà toute bizarre, à la fois émue et un peu gênée de me dévoiler comme ça et aussi clairement émoustillée par cet époque, celle des premiers pas. Je ne sais pas si vous avez déjà ressenti ce que j’essaye de vous communiquer comme sentiment mais si cela vous tente, vous intrigue, que vous sentez comme moi ce petit diable en vous, ne le rejetez pas, il a lui aussi le droit de vivre et puis je suis sure que vous serez d’accord avec moi … c’est tellement bon non ?

 

 

12 réflexions au sujet de « Double pénétration, fantasme & réalité »

  1. Décidément, tu sais comment parler de sexe… Tu magnifies l’acte au travers de chacun de tes mots (c’est à la fois excitant, sensuel et tellement naturel!), tu devrais essayer d’écrire des livres pornographiques (et si tu manques d’imagination je pense que tes mémoires feraient très bien l’affaire ;-)> ).
    1. Merci 🙂 Peut etre un jour je ne sais pas si j ai le talent pour faire quelque chose de bien mais en tout cas j ai l envie d essayer c deja bien mais la en fait il me manque ….du temps 🙁
  2. Tres bel article que je decouvré comme ce blog, par l’intermédiaire d’une autre blogueuse et néanmoins amie… Le ressenti est très bien décrit certes crûment mais sans détour et c’est bien aussi que les filles appellent un chat une chatte. Merci pour ce joli moment et le partage. J’ai eu la chance de vivre ça à quelques reprises et j’avoue que au delà de la technique pas simple, les émotions prennent le dessus pour peu que les trois soient en osmose…
  3. Très joli texte. J’aime quand tu livres ton corps à nos regards voyeurs, mais ce n’est rien comparé à la magie de tes récits érotiques !

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