la caresse plume charlie

La caresse d’une plume, (re) devenir gentil ?

Publié le Publié dans Free Pics, News de Charlie Folies

La caresse d'une plume, la douceur d'un baiser, un peu de douceur

Si on changeait un peu notre manière d'être et de faire ? Si au lieu de l'extrême, de l'intense, nous cherchions un tout petit peu la douceur, la légèreté, la caresse d'une plume par exemple ? Ce matin j'étais parti pour vous faire un article sur un photographe avec lequel j'ai travaillé. Avant ça, comme souvent, j'ai écouté la radio, je suis allée boire un café en lisant la Provence, j'ai allumé les réseaux sociaux ... Violence, peur, colère, phobies en tout genre, sexualité extrême et en toile de fond détestation d'une partie du monde pour une autre partie qui le lui rend bien. Je m'installe à mon clavier, cherche quelques photos pour illustrer mon idée première d'article et je tombe sur ces photos toutes légères, toutes simples, où je ne suis pas en train de me fister, d'être à fond les manettes, juste la caresse d'une plume, légère, douce, délicate.

C'est sympa des fois de s'autoriser un peu de douceur, de revenir aux basiques de la relation intime, la caresse !

 

La violence, l’extrême, nouvelle norme ?

Les idéalismes à deux balles, les quêtes de perfection (personnelle et collective) illusoire, les peurs, la compétition pour être plus que son voisin, plus que soi(e), pour se dépasser, quelle drôle d’idée si on y pense, pour dépasser son voisin, les drames et les violences en tout genre se déversent sur nos tablettes, téléphones, médias en tout genre. Même dans le milieu non lucratif, chez les amateurs, la compèt, la peur d’être moins, la peur de disparaître prend de plus en plus toute la place. Même dans le couple, même en soi, petit à petit la peur prend la place sur le simple bonheur de respirer, d’être vivant, de voir les martinets tourner en l’air, de voir les nuages s’effilocher comme de la barbe à papa grâce au Mistral.

Alors je suis assez mal placée, ou très bien placée c’est selon, pour en parler car je suis la première à faire n’importe quoi, la première à râler sur tout et sur rien, la première à adorer les ébats tumultueux, fougueux, parfois même très proches de la limite (et merci à mon chéri de savoir se gérer). C’est devenu ma norme et c’est bien ça qui aujourd’hui me file une vague nausée.

Au fond de moi une âme sensible et tendre demeure, j’aime les caresses, j’aime la douceur. Si je suis honnête, j’aime en fait bien plus ça que la double pénétration. Mais ça me fait terriblement peur.

La caresse, la douceur me fait peur

J’ai peur d’être engloutie, de fondre et pire que tout de souffrir après. C’est super triste mais pour moi c’est bien plus violent et puissant la caresse toute simple, la vibration d’un mot doux à l’oreille pendant un dîner un peu romantique qu’être prise sauvagement sur une table de cuisine à moitié étranglée. Je crois que nous cherchons tous à travers des pratiques, des infos, des vies plus ou moins extrêmes (c’est une notion super relative) à fuir cette profonde douceur qui est enfouie en nous et que nous sommes les premiers à nous interdire.

Nous réclamons de l’amour, de l’attention, de la considération et nous ne sommes même pas capables de nous l’accorder à nous mêmes !!! La peur, la violence, la tension que nous créons nous-mêmes par nos quêtes illusoires de perfection, notre peur imbécile d’être à 100% sont devenus nos normes … On s’en défend et pourtant … alors aujourd’hui no hard, no extreme, juste la caresse d’une plume .

 
Attention : je ne dis pas qu’être prise sauvagement, essayer de se sublimer, c’est nocif, je dis juste que parfois un peu de douceur, un peu de simplicité, accepter la caresse d’une plume, accueillir paisiblement la douceur, les cadeaux de la vie, c’est pas mal non plus !

 

La caresse d'une plume, free pics

N'ayons pas peur d'être gentil.les, des bisous tout doux les chéri.e.s. Be sexy, be funny ... Be happy les ami.e.s (et puis la vie est trop courte pour être sérieux non ?)

 

Liens

Le photographe dont je vous parlerai bientôt c'est Claude Simon, son facebook Atelier nomade Simon

Une petite illustration sonore grâce aux garçons bouchers "j'voudrais te faire peur"

3 réflexions au sujet de « La caresse d’une plume, (re) devenir gentil ? »

  1. Sinon, oui, j’aime autant une bonne claque sur les fesses ou ailleurs (sauf, le visage, c’est trop humiliant. Je trouve) que de pouvoir s’abandonner à un minimum de douceur réciproque. S’endormir entre les seins de la belle et faire l’amour lentement.

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