Squaw, une femme libre au coeur du 18 éme siècle

Qui connait le nom d’une squaw célèbre ? Pocahontas ne compte pas ! pas grand monde à priori. Pourtant la femme amérindienne, la squaw, était une femme libre et une incarnation d’un féminisme inclusif et harmonieux. Elles ont même inspirées les suffragettes du 19 éme siècle !

Comme la femme Celte ou Ligure elles étaient bien plus libres et émancipées que nous autres les femmes occidentales. Même encore maintenant certains aspect de la vie des squaws pourraient nous donner à réfléchir et à méditer sur la pseudo supériorité de notre société sur celles que nous nommons sociétés primitives ou “premières” si on veut faire faux culs et musée.

Squaw, une femme libre du 18éme siècle

La femme indienne, trop facilement résumé au terme de Squaw, porte en elle les stigmates de notre machisme et de la vision très prétentieuse des premiers colons européens. La plus part d’entre nous quand ils entendent le mots squaw s’imagine une pauvre femme, ou une petite vieille, totalement assujettis aux bras viril d’un Géronimo emplumé. En fait ce n’était absolument pas ça.

Même si on ne peut pas résumer une société aussi riche et varié que la société amérindienne du 18 et 19éme siècle en quelques mots il faut savoir que la place de la femme était radicalement différente de celle des femmes européennes à la même époque.

Chateaubriand dans son “Voyages en Amérique(Voir en librairie) rapporte la pensée Iroquoise basée sur un bon sens et un pragmatisme qui manque encore très souvent à notre société, même en 2019.

“ils avaient pensé qu’on ne devait pas se priver de l’assistance d’un sexe dont l’esprit délié et ingénieux est fécond en ressources et sait agir sur le coeur humain”

Chateaubriand – Voyages en Amérique

Les amérindiens une société non patriarcale

Les amérindiens ont su inventé une société non binaire, proche de la nature. Ils ont su s’en inspirer pour créer une culture ou la femme et l’homme avait des rôles complémentaires et une même valeur. Leur monde était farouche mais on ne tuait pas pour le plaisir. Même les guerres tribales se faisait à coup de coup plus que d’estoc afin de blesser sans tuer.

Les cultures européennes basées sur les religions Abrahamiques (Juifs, Chrétiens, Musulmans) ont mis en avant un despotisme par le mari et par le Père. Les amérindiens, eux, n’avaient pas cette filiation aussi marqué. Bien au contraire c’était souvent la femme indienne qui choisissait son époux.

Bien souvent le frère ou l’oncle était le mentor des enfants à la place du père. Le mariage d’ailleurs n’étaient absolument pas la règle. Le nom même et l’appartenance à une tribu semblait d’ailleurs se faire plus souvent par le biais de la mère que par celui du père.

Le culte du mariage n’est venu que bien plus tard par la parole et les coups de triques des missionnaires.

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La squaw un membre essentiel du conseil de la tribu

Dans cette société proche de la nature la squaw, la femme indienne, avait une place centrale tout aussi importante que celle d’un guerrier. Elles pouvaient occuper, au même titre qu’un homme, les fonctions de chefs, de chamanes ou de potières, tisseuses et autres en fonctions des besoins du clan et de leur capacités individuelles.

Une squaw pouvait avoir sa place au moment des palabres, dans un cercle et il n’était pas rare de voir des tribus entières dirigées par une sachem femme

L’importance n’était pas lié a un sexe, ou des biens mais à la valeur de l’Humain. D’ailleurs les biens, les legs et l’héritage ne se faisait pas par le mariage mais par le mérite la plus part du temps. Ce qui encore une fois enlevait de la charge et la marchandisation de la femme à travers ce que nous, occidentaux, considérons comme sacré à savoir notre mariage !

La squaw inspiratrice de nos sociétés modernes

Le plus drôle est à venir. D’après ethnologue Patrick Deval (Voir le livre Squaws la mémoire oublié en librairie) il semblerait que Benjamin Franklin, père de la démocratie américaine, ce soit inspiré des tribus iroquoises, que les européens ont exterminés avec allégresse, pour rédiger la constitution des états unis d’Amérique.

Encore plus drôle ce sont les squaws, celles que dans notre imaginaire plein de préjugés nous voyons comme des victimes du machisme sauvage qui ont inspirées et donner aux suffragettes l’envie de se redresser et de relever la tête et le droit de vote SiCaVousGenesPasMessieurs.

Et oui le féminisme du 19éme siècle vient d’une réserve indienne ou plus exactement de l’intérêt de bourgeoises éduquées qui en lisant les récits anthropologiques sur les peuplades “primitives” ce sont dit que finalement les sous évolués n’étaient pas forcément ceux que l’on croyait !

Femme, homme, trans-sexuel, un société libre

Non seulement la femme était libre et elle occupait une place au coeur des décisions de la tribu. Non seulement elle avait le droit de refuser un mariage ou un choix mais pour aller plus loin les amérindiens ont même intégré dans leur monde la transexualité !

Loin d’avoir peur des différences la plus part des sociétés que nous nommons comme primitives acceptaient l’anormalité. Plus que ça il en faisait une force au lieu d’une insulte comme actuellement.

Les transsexuels et les travestis avaient une place de choix. Ceux qui étaient appelés les deux esprits étaient en charge des missions sacrées. Leur différence étaient perçus comme des dons de dieu. le transexuel était donc fréquemment une guérisseuse ou une prophète pour les hommes / femmes. Inversement les femmes / hommes partaient à la chasse et à la guerre.

L’harmonie et la liberté de tous et tout

Alors voilà le monde des amérindiens n’était pas fun ! Il n’était pas léger et personnes ne roucoulait. La mort et la vie était dans leur mains et tout autour de eux. Ces braves gens, qui avaient leur petit souci n’en doutons pas, nos grand pères et grand mères les ont massacrés. Notre culture si imbu d’elle même les à réduit, comme tant d’autre, à l’esclavage. Nous les avons parqués, enfermés et leur avons fait oubliés leur anciens pâturages.

Ca ne sert pas à grand chose de culpabiliser ou de se mettre en colère. Par contre nous pourrions, pour les années à venir retrouver, à notre manière ce chemin doux de l’harmonie et des évidences avec la nature.

Renaud

Cet article a 2 commentaires

  1. Merci pour cet article juste et clairvoyant.
    Manque plus que tu viennes voir sur places, même si tout a changé et par pour le mieux du tout…..mais les
    Paysage et les esprits sont toujours présents.

    1. hahaha coucou Franck, merci et merci pour l’invitation hélas ma fibre écologique me freine énormément pour aller faire la touriste outre atlantique… mais peut être qu’un jour je devrais y aller pour travailler qui sait
      bisous et à très bientôt

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