Les délices de la duchesse, de Charles Delygne

Un podcast érotique qui, cette semaine, nous fait voyager dans le temps littéraire. Comme Charles Delygne, l’auteur de LES DELICES DE LA DUCHESSE, a complètement disparu des circuits et que son livre érotique n’est plus disponible nulle part j’ai décidé de vous lire un second extrait de cet histoire érotique qui fait rimer érotisme avec imparfait du subjonctif ! Qui a dit que les livres de fesses (voir la chanson des VRP) étaient mal écrit avec une prose quelconque et un style grossier ?

Charles Delygne dans LES PLAISIRS DE LA DUCHESSE nous entraîne au pays de Marie-Antoinette, des agneaux sautillants dans les prés et dans un style baroque pour des ébats qui le sont tout autant. Une histoire érotique dans un univers de cape et d’épée, de gentilshommes, de duchesses et de hussards sensuels.

Cette semaine les lectures érotiques de Charlie sont accompagnées au clavecin par Maitre de Maindanle et à la harpe par Géraldine de Sanvergogne. Mais vous découvrirez rapidement que derrière le baroque du style se cache des scènes ultra torrides qui, je l’avoue, m’ont bien émoustillée.

Les Délices de la Duchesse de Charles Delygne – podcast érotique

Charles Delygne nous plonge au début du 19ème siècle (Marie Antoinette c’est fin du XVIII). L’époque des guerres napoléoniennes. Alors non, nous ne serons pas plongés au coeur de guerres sanglantes, nous sommes loin du front, dans le château de la belle duchesse d’Escarbagnac, Marie de son prénom. Voilà pour le cadre. Maintenant laissez moi vous narrer une histoire bien plus chaude que ceux que les manuels d’histoires prétendent.

Extrait de LES DELICES DE LA DUCHESSE

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La lecture érotique de 2017

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Les délices de la duchesse, candeur et blanches fesses

Marie, fraîchement mariée, découvrant avec candeur les joies de l’amour et du sexe. Hélas, mille fois hélas, sitôt mariée, sitôt séparée de son mari parti rejoindre le front. C’est la guerre, ne l’oublions pas. Lasse, Marie s’ennuie de son mari mais elle reçoit une lettre de son cher Flavien lui apprenant que son époux est sur le retour, le temps d’une permission. Ô joie, ô félicité, enfin elle va retrouver son aimé !

Mais avant lui c’est son ami le marquis de Ligne qui se présente au château. Et là, le désir et la séduction font leur oeuvre. Elle est seule depuis de longs mois, lui n’a pas vu de femme d’une telle beauté depuis tout aussi longtemps.

Malgré les résistances de chacun, car elle aime son mari, il aime son ami et ne veut point le trahir, malgré tout cela, leurs corps ont raison d’eux, laissant parler le désir ! Et là, patatras ! Comme dans un bon vaudeville, le mari débarque, à un moment on ne peut plus explicite ! Mais là où l’auteur est malin, c’est qu’au lieu que cette histoire finisse mal, mari trompé, quitté, pleurs etc … Et bien le mari a l’intelligence de pardonner, mais surtout … il va même se joindre à la fête !

Un vaudeville érotique

Les Délices de la Duchesse emprunte les mêmes codes qu’un vaudeville mais les retourne au dernier moment. Car au delà des parties de jambes en l’air, au demeurant superbement bien écrites, cette histoire parle d’une jeune femme, sage, docile, une bonne épouse, qui découvre ses désirs, ses pulsions. Candide, elle est sans honte ni culpabilité.

De plus il y a autour d’elle des gens intelligents qui, plutôt que de la rabaisser, l’aident au contraire à exprimer la nature profonde de son désir. C’est donc l’histoire d’un désir féminin puissant, terriblement gourmand, qui s’éveille. D’ailleurs, une fois son mari et son amant parti, le livre continue, et Marie trouve d’autres moyens de s’amuser mais ça il vous faudra le lire …

L’érotisme au subjonctif

Perso je me suis régalée à lire ce livre. Alors déjà, Charles Delygne a gagné son pari : faire rimer érotisme avec imparfait du subjonctif. Et haut la main qui plus est ! Point de chatte, de bite et autres expressions fleuries. Le langage est précieux, travaillé, les personnages se vouvoient, parlent comme des gentilshommes et des duchesses.

Et pourtant, l’érotisme est là, il fait naître sans nul doute l’excitation au fur et à mesure des pages. J’ai adoré le début, la montée du désir entre le marquis de Ligne et Marie, tout en retenue, car personne n’ose, personne ne veut mais malgré tout les corps parlent et le désir les pousse au delà des convenances. Et puis, le langage est précieux mais les personnages ne le sont point. Ils n’ont pas froid aux yeux, et quand je vous parle d’un éveil du désir, quel éveil !

C’est pas le mollasson éveil de la force du dernier star wars qui a oublié de boire un café et de prendre une douche. Ça se suce, se lèche, s’embrasse à pleine bouche, se doigte, de partout, et moi ça m’a donné chaud !

Merci encore à Charles pour sa confiance, et ça a vraiment été un bonheur de le lire, et de vous le lire. A très vite et prenez soin de vous, amoureux de la littérature !

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