Cette semaine dans les histoires érotiques de Charlie, j’accueille Arthur Cauquin au Yemen, le dernier roman d’Alain Bonnand. Changement radical de cap par rapports aux 2 précédentes lectures érotiques. On quitte l’univers du roman porno pour découvrir la suggestion subtile d’Alain Bonnand. La particularité de ce livre ? On plonge dans le monde de la correspondance érotique puisque dans ce livre érotique tout se passe à distance… par webcam interposée et par mails. Une lecture fort à propos, en cette période de confinement non ?!

Arthur Cauquin, la distance érotique ou l’érotisme du confinement

Nous sommes en 2006, Arthur Cauquin a 45 ans, il est riche, marié, il a 5 filles, il adore la littérature érotique et il a une maîtresse, Laurence, superbe petit chat de 50 ans, pas du tout riche mais gourmande et joueuse. Seulement voilà. Arthur vit à Sanaa, au Yemen, tandis que Laurence vit à Orléans. C’est de l’amour très longue distance !

Le temps est long, si loin l’un de l’autre. Alors comment entretenir la flamme ? Comment nourrir le désir ? Grâce aux nouveaux outils de communication, pardi ! L’amour s’écrit par mail, le désir s’alimente par webcams interposées, et au fil des échanges naît l’idée d’un jeu à plusieurs participants…

Arthur propose, Laurence dispose. Aucune obligation. Seulement du jeu, seulement si l’envie est là. Arthur veut voir Laurence belle d’amour, il veut qu’elle jouisse d’autres hommes, en attendant leurs retrouvailles. Et qu’elle lui raconte. De l’amour par procuration ? Ou simplement le plaisir de la voir belle et repue de jouissances. Leur relation n’est pas possessive. La base c’est le jeu, l’envie, le désir.

Podcast érotique de ARTHUR CAUQUIN au Yémen

Alain Bonnand, ou l’art de la correspondance érotique

C’est le deuxième roman érotique que je lis d’Alain Bonnand. Et encore une fois, l’auteur réussit à faire exister ses personnages et la situation uniquement avec des dialogues. Comme dans IL FAUT JOUIR EDITH, Alain Bonnand ne fait aucune description, il n’y a pas de narrateur. Seuls les échanges entre les personnages sont là. Je ne sais pas si c’est la spécialité d’Alain Bonnand, en tout cas il excelle dans le genre.

En ne nous donnant que les dialogues, Alain Bonnand nous oblige à construire le décor. A nous de lire entre les lignes.

C’est dans les silences que s’écrit le désir, les lèvres qui se pincent, les doigts qui s’égarent, les sexes qui mouillent et les désirs qui suintent. C’est comme si on regardait un film en n’ayant que les dialogues. Automatiquement, notre cerveau construit les éléments autour. Au final, Alain Bonnand nous force à imaginer, et personnellement, j’aime beaucoup ça !

Arthur Cauquin, un érotisme de suggestion

Si vous cherchez des scènes super chaudes, vous allez être déçu. On est aux antipodes de Banlieues Chaudes ou encore de La Bourgeoise. Vous n’aurez aucune description de sexe qui coulisse, de chatte qui mouille et de cris de jouissance à gorge déployée. Alain Bonnand fait dans la dentelle érotique. Je ne parle pas de tournures de phrases alambiquées et de métaphores à n’en plus finir. Mais comme il n’y a aucune description, c’est uniquement par la suggestion qu’on comprend ce qui se passe. L’auteur nous offre un décor, à nous d’oser nous y aventurer…

Car au final, quand on plonge vraiment dans cet univers, l’érotisme est évident ! C’est tout de même l’histoire d’un couple d’amants qui entretient son désir avec d’autres hommes. Car la sublime Laurence croque d’autres hommes, et Arthur la découvre belle de jouissance ! Il l’aide même à sélectionner ses amants, il jouit de sa jouissance, et plus elle s’épanouit, plus il la désire.

L’imaginaire, le meilleur des amants

Certes, l’érotisme est léger dans ce dernier roman. Peut-être un peu trop ? Dans Il faut jouir Edith, la situation amenait un peu plus d’érotisme à mon goût, un peu plus de chaleur à la lecture. Et pourtant, ça me tenait à coeur de vous parler de ce livre. Car il est délicat, très bien écrit, et follement intelligent.

En ces temps de confinement, où l’on ne peut plus se déplacer à sa guise pour des aventures horizontales, ce livre tombe à pic. Il nous rappelle à quel point l’imaginaire est le plus puissant des aphrodisiaques ! Alors que nous vivons sous le règne de l’image, alors que tout est toujours montré, défini, détaillé, à grands coups de super zoom, avec des millions de pixels pour une meilleure définition, Alain Bonnand fait du bien à lire. Une écriture intelligente, qui demande à son lecteur de l’être aussi car il ne prémâche pas le travail, il faut imaginer ! Et on sort du rôle passif d’ingurgitateur pour devenir une part active de la lecture.

Vous savez quoi ? L’imaginaire est un muscle qui s’exerce. Alors lisez, imaginez !

Et osez imaginez au sein de vos relations horizontales. Le simple fait d’imaginer et de partager nos envies chimériques décuple le désir ! Rappelons-nous que pour notre cerveau, imaginer, vivre ou se souvenir, c’est pareil ! Imaginer un gang bang, c’est le vivre ! Parole de camgirl, une relation sexuelle par webcam peut être aussi jouissive, voire plus jouissive, qu’une baise réelle.

Alors oui, même en temps de confinement, les orgies sexuelles sont possibles, il suffit de se servir du muscle magique : l’imagination !

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Arthur Cauquin, une pré-sortie numérique !

Les éditions Serge Safran ont pensé à vous mes ami.e.s ! La sortie d’Arthur Cauquin au Yemen était initialement prévue le 7 mai. Mais, au vu des événements actuels, Serge Safran Editeur a décidé de sortir le livre en version numérique, à un prix riquiqui, afin que tout le monde puisse se l’offrir, 4.99€ seulement ! Voilà une offre de plaisir solidaire pour donner des idées aux amoureux éloignés l’un de l’autre ! On aurait tort de s’en priver !

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