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Cette semaine les lectures érotiques de Charlie vous emmènent dans l’univers libertin du 18ème siècle. Georges Souleyrac, l’auteur de cette semaine, est amoureux de la littérature libertine du 18ème siècle, c’est donc tout naturellement qu’il y a placé l’action de son premier roman, Confidences courtoises, édité aux éditions Ex Aequo dans la collection Alcôves.

Confidences courtoises est un roman épistolaire écrit dans le style des romans libertins du 18ème siècle, le fameux siècle des lumières. On y retrouve l’ambiance, le style et le vocabulaire de cette époque, mais aussi un goût pour la transgression, pour l’érotisme raffiné, une certaine dose d’humour et une recherche de plaisirs vicieux juste ce qu’il faut ! Un vrai petit bijou érotique, qui se déguste sans aucune modération ! Promis, ca ne fait pas grossir, ou seulement certaines parties du corps…

Confidences courtoises, de Georges Souleyrac, roman épistolaire libertin

Confidences courtoises est le premier roman érotique de Georges Souleyrac, mais ce n’est à priori pas le dernier car il s’inscrit comme le premier tome d’une épopée en cinq volets ! Voilà qui promet de belles heures de lecture érotique !

Autodidacte dans l’écriture, passionné de littérature et amoureux du siècle des Lumières, Georges Souleyrac, avec Confidences courtoises, nous plonge dans l’univers qu’il aime tant, tout en lui rendant un hommage ma foi fort réussi je trouve. Alors soyons clairs, je ne suis pas une spécialiste de la littérature libertine du 18ème siècle. Mais en lisant le roman de Georges Souleyrac, j’ai retrouver l’ambiance, le style et le vocabulaire qu’on peut trouver chez Choderlos de Laclos (Les liaisons dangereuses), Sade ou encore Diderot.

Confidences courtoises, roman épistolaire libertin

Confidences courtoises est un roman épistolaire, il est donc construit, comme d’ailleurs les Liaisons Dangereuses de Choderlos de Laclos, sur un échange de lettres en la marquise du Plessy et le vicomte de Soulac.

La marquise du Plessy est une aristocrate bordelaise, veuve et libertine assumée, qui mène ses affaires et sa vie sentimentale avec force et détermination. En effet, la marquise n’est pas une jeune donzelle effarouchée à qui on conte fleurette. Adepte des amours saphiques tout autant que des beaux vits turgescents, Henriette de Brissac, notre marquise, se délecte de plaisirs toujours plus osés, raffinés et délicieusement obscènes.

Elle a pour ami intime le vicomte de Soulac qui, en terme de débauche libertine, n’est pas en reste ! Chacun confie à l’autre, par missives, ses aventures toutes plus débauchées les unes que les autres. Ils entretiennent leur amitié, leur goût pour la débauche, et s’encouragent même à aller toujours plus loin, se recommandant les charmes d’une telle, vantant les prouesses d’un autre. Une amitié libertine qui permet au lecteur d’entrer pleinement dans le monde de ces deux libertins affirmés, qui assument leurs vices et s’en délectent même !


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Le roman libertin, ou le goût de la transgression !

Georges Souleyrac, fidèle à la tradition du roman libertin du 18ème siècle, insuffle dans ce premier roman érotique une certaine dose d’humour et un goût marqué pour la transgression. Car la littérature érotique, non seulement réveille désirs et passion, mais elle est aussi une invitation à vivre en bravant les sacro saintes lois de la morale et de la bien pensance. Ces lois tacites qui dictent ce qui est bien, mal, correct et incorrect, normal ou pervers.

Nul besoin d’être libertin dans le sens où on l’entend aujourd’hui, pour ce faire. On n’a pas besoin de multiplier les partenaires et les rencontres. Par contre, l’esprit libertin, ou en tout cas l’esprit libertaire, c’est déjà de pouvoir tout imaginer. Car la racine des mots libertin ou libertaire, c’est quand même liberté !

A une époque pas si lointaine, des pratiques comme la masturbation, la fellation, le cunnilingus, la sodomie, étaient décriées et jugées perverses, immorales voire infamantes ! Ben perso, je préfère être perverse que normale, car la normalité m’ennuie, la normalité, c’est l’obéissance servile à une morale qui n’est pas la mienne mais celle de ce/ceux qui édicte le bien et le mal.

Pour Freud, la perversion était le versant positif de la névrose, car la perversion est dite et exposée, tandis que la névrose reste tapie dans l’ombre et le non dit. Mes ami.e.s, soyons pervers, et baisons, aimons, vivons, comme nous l’entendons. Perso, les règles qu’il m’importe vraiment de respecter, c’est celles de la Vie, de la nature. Le reste, je fais de mon mieux pour me dé-serviliser ! Et y a du taff ! Et la littérature érotique, c’est un accès à plus de liberté.

Osons imaginer, fantasmer, désirer. Osons, car notre capacité imaginaire, personne ne peut nous la prendre, c’est nous qui l’amputons, en obéissant à des règles tacites mais en vrai, rien ne nous y oblige, à part la peur du regard de l’autre. Et franchement, si l’autre vous regarde comme la pire créature qui soit sur terre parce que vous aimez sucer, ben, autant ne pas le fréquenter, non ?

Mais revenons à nos moutons, ou plutôt aux Confidences Courtoises de Georges Souleyrac. Comme vous allez le découvrir, on est dans la pure tradition du roman libertin. C’est érotique à souhait, bien écrit, fluide, et on plonge vraiment dans l’ambiance du 18ème. L’auteur a même inclus un glossaire érotique à la fin de son roman où l’on découvre plein d’expressions du 18ème pour parler de sexe. Succulent !

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Le 18 éme siècle vous ouvre les cuisses et écarte vos esprits

Alors, pour vous offrir le roman érotique de Georges Souleyrac, version papier ou ebook, suivez les liens ! Je vous mets aussi le lien vers son facebook, où il partage pas mal d’extraits de littérature libertine, justement. C’est l’occasion d’en découvrir un peu plus !

Je vous laisse découvrir l’extrait que je vous ai enregistré. Vous verrez, on y retrouve une petite tradition anti cléricale chère au roman libertin du 18ème !

Et si vous aimez mes lectures, pensez à dire merci en me soutenant par Patreon ! Rappelez vous, laisser une pièce sur patreon, c’est comme laisser une pièce à l’artiste de rue qui vous a fait sourire, rêver, danser… Si mes lectures vous plaisent, vous touchent, réveillent vos envies… Et bien, à vot’ bon coeur m’ssieurs dames, une tite pièce pour l’artiste ! Des bisous, et à la semaine prochaine, pour un nouvel extrait des Confidences Courtoises de Georges Souleyrac !

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