Sex In America, les lectures érotiques

La lecture érotique de la semaine est un énorme coup de coeur ! J’ai attaqué Sex in America et je l’ai tout bonnement dévoré ! Du coup, l’idée nous trottait dans la tête depuis longtemps, nous modifions un peu le format des lectures érotiques. Elles étaient jusqu’à présent en format « portfolio » elles deviennent des vrais articles, grands, beaux et forts au même titre que les test sex-toys et autres !

Vous les trouverez chaque semaine sur mon site ou en vous abonnant à mon podcast érotique sur Deezer, Itunes ou podcloud. Pour les fans vous retrouverez aussi chaque lecture érotique sur Youtube.

Sex in America, mon coup de coeur du moment !

Non vraiment, mon seul regret c’est que l’autrice n’ait pas écrit beaucoup car perso, je lis sans hésiter n’importe quel autre de ses ouvrages. Alors pourquoi ce coup de coeur ? L’écriture me plaît, comment la décrire … Je dirais que l’autrice a l’art de vous emmener, de vous immerger dans le monde qu’elle raconte. Oui, car elle raconte des mondes, des époques.

Un nouvel épisode des lectures érotiques

Le lien vers les podcasts sur le site podcloud

Sex in America, deux époques,deux ambiances

Sex in America est composé de deux nouvelles. Leur point commun : ça se passe en amérique, et à chaque fois on est dans des milieux underground, chez les putes, les matelots ou les mafieux.
La première longue nouvelle (quasi une centaine de pages) se passe à Coney Island en 1955. Elle raconte l’histoire d’amour improbable entre un matelot noir et une pute mi chinoise mi cubaine. Et Marilyn Jaye Lewis raconte .. tout ! Le plaisir, le désir, l’amour, le sexe cru et brutal mais aussi, par bribes, l’histoire de Nat, matelot noir qui fait la cuisine sur des cargos. On pressent le racisme de cette époque, la vie faite de trois bouts de chandelle, l’éducation d’un père et d’une mère qui ont élevé leurs gamins poliment, pour que les blancs n’aient rien à leur reprocher. L’histoire aussi de Rosalie, jeune pute encore fraîche, mi chinoise mi cubaine, on découvre les opiumeries, l’étrange lignée familiale de Rosalie …

Dans la seconde nouvelle, on est en 1927, plongés dans le milieu mafieux. Victoria c’est la copine de Paulie, qui bosse pour Joey. Et Victoria a fait une grosse bêtise, une histoire de fric, évidemment. Et pour payer sa bêtise, elle ne va pas se faire froidement descendre, non. C’est plus subtil, plus sadique aussi. Paulie livre sa petite copine à son boss, Joey. Joey c’est le mafieux qui parle calmement et qui fait régner la terreur absolue autour de lui. Et dans cette ambiance de polar, de film noir, on se croirait dans un film de gangsters de  Scorsese, donc dans cette ambiance retranscrit … excellemment, Marilyn Jaye Lewis nous parle de la découverte de la jouissance. Comment ? Je ne vous en dis pas plus, je vous laisse la surprise.

Erotisme riche et plein plutôt que gonzo littéraire

Je vous le dis, c’est un vrai bonheur à lire ce livre ! Car oui, il y a de l’érotisme, du sexe, franc, cru, direct, qui excite, fait mouiller et bander. Et il y a tellement plus autour. Et c’est cet autour qui renforce encore plus le désir, le désir urgent des personnages, qui baisent comme ils vivent, à fond la caisse.

Des fois je lis des récits érotiques que me laissent de marbre, je vous l’avoue. Non pas que ce soit mal écrit, et qui suis-je pour juger de ça ? Mais, une rapide ébauche de personnage, description physique, et ils commencent à baiser, rebaiser, rerebaiser, et quand tu as fini le bouquin, il n’y a rien d’autre que des scènes de baise. Du gonzo littéraire en somme.

Esparbec, auteur pornographique s’il en est, multiplie les scènes de cul mais bordel y a du caractère, des personnages, une ambiance. Dans La Pharmacienne, tu l’imagines, cette bourgeoise bien comme il faut qui adore se soumettre à son vaurien de mec, tu la vois, son ado de fille qui allume tout ce qui bouge pour le plaisir du pouvoir que ça lui procure. Y a bien plus qu’une succession de scènes de cul où on retrouve au final le sempiternel schéma du porno mainstream : pipe – cunni – vainal – anal. Vous mettez dans l’ordre que vous voulez.  Y a de l’humain !

Sex in America fait partie de ces livres érotiques qui, à travers le sexe qui transpire, le désir qui colle au plancher, racontent aussi des vies, des époques, bref, de l’Homme avec un grand H, dans lequel il y a évidemment aussi la femme. Alors si vous ne savez pas quoi lire cet été, courez en librairie ou sur le site des éditions La Musardine pour vous offrir Sex in America, de Marilyn Jaye Lewis.

Les lectures érotiques … Participez, découvrez !

Si vous êtes un diffuseur, radio, plateformes…Les audiobook érotiques sont sous license Creative Commons No commercial Use. Je vous remercie par avance de me prévenir de leur utilisation et de citer leurs auteurs ,Charlie F. Un lien vers cette page me semblerait aussi aller de soi.

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Merci pour ton avis! Ce livre me faisait de l’œil et tu m’as décidé à me le prendre, en espérant l’apprécier autant que toi 🙂

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