Rien n’est gratuit ! Pas plus mater du porno que manger un fraisier

  • Dernière modification de la publication :11 avril 2026
  • Post category:CULture érotique
  • Temps de lecture :18 mins read

Aujourd’hui je vais vous confronter à l’âpre réalité de la vie : rien n’est gratuit dans ce bas monde ! Pas plus mater du porno que manger un fraisier, pas plus avoir une adresse mail via Gogol que d’utiliser la voiture de votre copain Bertrand ou que baiser en club. Oui, je sais, c’est dur à vivre et c’est assez déceptif, mais ça me semble indispensable que vous compreniez ce mécanisme pour que vous puissiez grandir et ne plus vous comporter comme des mioches frustrés, mais comme des adultes conscients.

Oui, vous êtes sur le blog d’une fille de joie, mais montrer son cul n’a jamais empêché de faire fonctionner son cerveau. Je dirais même qu’au plus votre cerveau fonctionne bien, qu’il est fluide, au plus votre imaginaire érotique et donc votre plaisir sexuel seront importants — mais ça, c’est un autre sujet.

Allez, Gaëtan : prends ta bouée Snoopy, ton masque et ton tuba, on plonge dans le monde réel et tu vas voir qu’au bout du compte ce n’est finalement pas plus mal.

Rien n’est gratuit, ni le fraisier, ni le porno

Rapide mise en situation : cet article fait suite à un coup de colère que je me suis pris sur X pendant le week‑end de Pâques. Je réagissais spontanément — oui, c’est mal — à un tweet d’un influenceur à deux balles qui s’offusquait du prix d’une pâtisserie. En gros, le tweet disait : « 55 € le fraisier pour 10 personnes, c’est trop, grave abusé ! Un fraisier, c’est que de la farine, du beurre, des œufs, du lait et quelques fraises. ».

Ben, c’est ça, ma couille, pour info dans le prix de ton fraisier il n’y a pas que le coût matière : tu oublies le loyer du local, la structure de travail, le salaire du gars, les charges, l’emballage, la valeur que toi tu donnes au fraisier et surtout le savoir‑faire. Le savoir‑faire, c’est ce qui fait que quand toi tu le fais c’est moche et pas bon, quand c’est un pâtissier un peu expérimenté c’est beau et c’est bon (et si c’est moi, en plus, c’est bio).

Au même moment je recevais deux MP (messages privés) qui ont attisé ma colère mais aussi ma réflexion.
Le premier MP, un gars faisant ouin‑ouin parce que mes vidéos X n’étaient disponibles que sur mon fan‑club payant. Il trouvait ça hyper injuste car il était « mon plus vieux fan » (1) et qu’il ne trouvait pas normal de payer pour mater mes vidéos porno alors que, il insiste le bougre, « il était mon plus vieux fan ».

Second MP : un gars qui chouine — oui, j’ai surtout des mâles en MP, étonnant non ? — donc il chouine parce que je ne lui ai pas répondu sur « anciennement‑Twitter » depuis 3 jours. Après lui avoir répondu que je privilégiais les messages des abonnés de mon fan‑club à ceux des followers lambda, le bougre est revenu en m’invectivant sur le ton « la meuf comme elle se la pète, t’es qu’une pute… » la suite vous la connaissez.

Alors que je sentais le mistral se lever entre mes deux oreilles, les trois messages se sont assemblés. Les trois gars parlaient et oubliaient la même chose : que ce soit mater du porno, faire appel à un prestataire ou acheter un fraisier : rien n’est gratuit, tout a un coût !

Loi de base du monde réel : toute action a un coût !

Je vous demande d’être attentif, ramener votre attention vers les deux lobes du cerveau du haut s’il vous plait. Ce que je vais vous raconter est simple, essentiel mais pas forcément facile.

Dans le monde réel, celui que la physique explore depuis Aristote et même avant, toute interaction implique une utilisation d’énergie en vue d’une action dont le but est de créer une mise en relation entre deux entités. Si l’effort de l’un, l’utilisation d’énergie (2) en vue d’une action, est suffisant pour l’autre, alors l’interaction devient un échange. Si son effort — énergie déployée — n’est pas suffisant, l’interaction se conclut par une absence d’échange.

L’effort / utilisation d’énergie en vue d’un échange peut prendre une multitude de formes. La négociation par la force — le coup de poing dans la face — demande l’utilisation d’énergie cinétique ; la négociation orale et la rhétorique demandent l’utilisation d’énergie intellectuelle (et la production de salive) ; même la négociation par l’apitoiement ou la séduction suppose de ressentir un certain niveau de souffrance ou de plaisir qu’on va extérioriser pour que l’autre nous donne quelque chose en retour (donc échange).

Si la force du taquet, la qualité de votre rhétorique, ou la sensibilité de l’autre à vos charmes/souffrances sont insuffisantes, l’interaction se soldera par une dépense d’énergie sans contrepartie. Ça, c’est le monde dans lequel on vit. Je sais, c’est dégueulasse et, le pire, c’est que ça ne fonctionne pas que pour les humains mais pour tout ce qui existe. Ça peut sembler évident mais ça ne coûte pas grand‑chose de rappeler ces quelques points :

Toute chose existante ou produite a requis une dépense énergétique (matérielle, temporelle, cognitive, sociale ou autre) pour être créée ou maintenue ; ce coût peut être porté par différents acteurs et n’est pas toujours directement mesurable.

Si quelque chose existe, l’humain lui donne ou lui donnera une valeur (d’usage ou d’échange) en fonction de ses besoins du moment. Le bois en 1235 avait une valeur largement supérieure à sa valeur de 2026. Le pétrole en 1235 avait lui une valeur bien moindre qu’en 2026.

Le coût correspond globalement à la quantité et à la qualité d’énergie utilisée pour créer un « contenu » auquel vont se rajouter les externalités (impact environnemental, moral, physique, social ainsi que la maintenance, l’obsolescence…).

La valeur se fonde sur le coût, mais aussi sur l’importance que la société, l’usager et le producteur accordent au contenu. Elle est influencée par de nombreux facteurs : rareté, mode, publicité, prestige réel ou perçu, conditionnements psycho‑culturels, utilité, contexte d’usage, etc.

Le prix est le montant d’énergie à fournir pour qu’un échange ait lieu. Il est composé par un processus d’évaluation regroupant le coût + la valeur attribuée + des facteurs institutionnels. Le prix est payé (monétairement, psychiquement, symboliquement ou autre) soit directement par l’utilisateur via un achat, soit indirectement par un tiers (subvention, auto‑subvention, mécénat, revenu publicitaire, etc.).

NB : Le prix est, en plus, sujet aux influences du marché, des institutions et autres mécanismes économiques, mais on n’est pas en cours d’économie donc on reste simpliste.

Un show‑cam, une vidéo porno, un fraisier, un kilo de patate, la pensée de Sophocle ou les tweets d’une rare célébrité du divin émissaire à la mèche jaune trônant sur le saint siège de Washington obéissent à cette loi : pour que ça existe il faut dépenser de l’énergie et utiliser des ressources, c’est le coût.

Ces réalisations, qui ont coûté, vont être valorisées, ou pas, par son créateur et usager (moi, vous, un pays, une institution ou autres). Un prix sera payé, ou pas.

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Le consentement au prix, je choisis si je paye ou pas.

Pour contrebalancer le coût d’un acte, que celui‑ci soit une vidéo X, un fraisier, des tomates plein champ, un acte chirurgical ou un bisou sur la joue de mémé qui pique malgré les 3 cm de Nivea (oui ma mémé était comme ça), il faut, en tant qu’utilisateur, accepter que toute chose, toute création a un coût.
Le consentement au prix suppose donc de l’information accessible et fiable, des alternatives réelles et des contraintes ramenées au plus bas. Dans l’idéal, avant d’accepter un échange, l’utilisateur doit pouvoir connaître les coûts (temps, monnaie, énergie, externalités) et disposer d’une capacité de choix réelle, ce qui est quasi illusoire à mon avis.

NB : un choix réel veut dire un choix non influencé par le conditionnement, le training social, la morale, la mode, la religion, le marketing, les pressions, coercitions et doctrines en tout genre.

En répondant aux questions juste en dessous vous aurez une idée des détails de ce coût et vous pourrez estimer le prix qui est demandé. Il ne vous restera plus qu’à accepter si oui ou non vous l’honorez.

Combien et quelle énergie sont nécessaires

Nombre de kWh consommés et de kg CO2e émis pour la production d’un show webcam ou la réalisation d’un fraisier. Les prix à la pompe nous le rappellent, l’énergie a un prix. Chauffer un studio de tournage ou un four, c’est pareil.

Combien et quelles matières premières sont nécessaires

Quelle quantité d’engrais, de graines pour la production des fraises du fraisier ? Combien et quelle quantité de minerai extraite pour avoir la technologie permettant de faire une vidéo ?

Combien de temps nécessaire ?

Il faut compter les heures de travail effectif mais aussi le temps de travail non rémunéré. Combien de temps faut‑il pour réaliser, monter, envoyer une vidéo ou pour faire un fraisier ? Mais aussi combien de temps pour se préparer avant une vidéo anal (le lavement ça ne prend pas 5 secondes) ou pour faire la génoise, la découpe, la mousseline et la chantilly du fraisier ? Sans parler de la vaisselle pour le pâtissier et du nettoyage pour l’actrice porno.

Quel niveau de compétence faut‑il ?

On parle du niveau de technicité que celui‑ci soit issu de formation diplômante ou « sur le tas ». Un fraisier fait par un apprenti CAP n’aura pas la même gueule que celui fait par Pierre Hermé. Idem une vidéo porno spécial anal faite par toi ou faite par moi n’aura pas le même rendu ni la même « profondeur », à moins que tu saches faire l’auto‑fist anal. À ce niveau de compétence purement technique il faut aussi rajouter la capacité de résilience physique et psychosociale. Et là, ça touche autant l’actrice porno que le pâtissier.

Quel impact sur la vie de l’exécutant ?

On parle des indicateurs de santé, de sécurité, de bien‑être et de cohésion sociale.

Sais‑tu que pour avoir tes croissants le dimanche matin à 9h30 y a un couillon, ou une couillonne qui est debout depuis 5 h du matin ? Sais‑tu que pour avoir une vidéo X y a un ou une couillonne qui ne parle plus à son père, sa mère, ou son vieux tonton ? Dans les deux cas, et dans d’autres, sais‑tu que ça implique énormément de difficulté à avoir une vie affective, de couple à peu près classique ? Dans les deux cas, et dans d’autres, sais‑tu que l’impact sur leur santé physique ou psychique fait des ravages ?

Quelle classification ? Vital ou luxe ?

Ici on est sur une valeur socio‑économique. Qu’est‑ce qui est du luxe, qu’est‑ce qui est du vital ? Pour simplifier à l’extrême je pose volontairement cette question de manière binaire.

Au niveau purement biologique le fraisier n’est pas un besoin vital : manger des fruits est un besoin vital pour ne pas avoir le scorbut, mais dans le fraisier c’est quand même surtout de la crème. Le fraisier est donc du luxe.

Selon l’OMS le droit à avoir une sexualité libre et épanouie rentre dans les droits fondamentaux et la dignité humaine (3). C’est donc du vital pour l’OMS. Par contre mater votre petite Charlie se faire tamponner par trois gars sévèrement burnés, c’est du luxe, si si !

Le vital c’est ce qui est INDISPENSABLE à la vie (voir les droits fondamentaux de l’OMS), le luxe c’est … tout le reste et ce reste est primo, énorme pour nous petits occidentaux qui avons grandi dans l’opulence et de deux totalement dispensable sauf pour l’importance que nous attachons à notre ego et aux regards des autres.

Prise en charge du coût ?

Dernier point à vérifier : Quelle est la répartition des charges ? Y a‑t‑il des aides, des mécènes ou autres pour supporter tout ou partie des coûts ? Petite info hallucinante : le pâtissier ne reçoit que très rarement des aides de l’État (sauf au moment d’événements exogènes) et l’actrice porno, l’escort, la camgirl ne reçoit JAMAIS d’aide de l’État !

Donc à moins que Nina Métayer ait un mécène caché ben elle l’a dans le baba (au rhum). Pour ma part, comme je déclare tout, je ne touche aucune allocation et en plus de mes 26 % d’URSSAF mensuel (auto‑entrepreneuse) je dois aussi filer entre 20 et 25 % aux plateformes hébergeant mon fan‑club, mes vidéos ou permettant le paiement d’un show cam.

C’est le moment de pleurer : sur une vidéo que tu payes 100 € la plateforme prend 25 % = 75 € que je déclare à l’URSSAF qui enlève 26 % il me reste donc 55,50 € pour supporter les coûts donc vivre…

Maintenant que je sais je choisis quoi ?

En fonction de ces paramètres on pourra répondre à la question : est‑ce que je consens à payer le prix demandé par le prestataire pour réduire ses coûts et même un peu plus pour l’aider ou l’encourager à aller plus loin et à fournir plus de contenu / action de ce type. Si je n’accepte pas de payer le prix demandé et donc de participer d’une certaine manière (par la diminution des coûts) à la création de ce « contenu », comment puis‑je me permettre d’exiger ou même de demander quoi que ce soit ? Comment puis‑je me permettre de râler, geindre, me plaindre de la qualité inférieure du « contenu » gratuit ?

Oui mais y a des trucs gratuit quand même !

Dans le cadre d’un bien ou d’un service dit gratuit, ou très peu cher, il y a forcément — systématiquement, structurellement même — quelqu’un qui va quand même payer. « Gratuit » est un mensonge (4). Si quelque chose a une valeur (d’usage ou d’échange), elle implique un coût ; ce coût est supporté soit directement par l’utilisateur via un prix, soit indirectement par un tiers (subvention, auto‑subvention, mécénat, revenu publicitaire, etc.).

Le coût ce sont les ressources dépensées (physique, mentale, émotionnelle, culturelle ou autres) ; le prix c’est le montant demandé pour contrebalancer le coût. La valeur, elle, appartient à l’usager.

La métaphore du pêcheur, qui est le fish ?

Un pêcheur à la ligne met un appât au bout de sa ligne. Le poisson, qui attribue une valeur au leurre, va « payer » un prix : son temps, l’appât, la canne, et plein d’autres choses. Du point de vue du poisson, le pêcheur est un super gars : il lui fait cadeau d’un ver de terre 100 % « gratos »… Est‑ce vraiment gratuit pour le poisson ?

Un dealer procède exactement de la même manière : il va te faire « cadeau » de tes deux ou trois premières prises, mais en vrai tu vas payer cher les suivantes — d’abord avec de l’argent, ensuite avec ton cul, et à la fin peut‑être avec ta vie.

rien-n-est-fratuit-paye-moi-un-cafe

« Le site de X, les vidéos de Y et les articles de Z sont gratuits, eux. »

Non : elles ne sont pas gratuites. Toi, tu ne paies pas (ou tu n’as pas la sensation de payer), ce n’est pas pareil. Quelqu’un — peut‑être le créateur lui‑même — a choisi de payer à ta place. Il paie l’hébergement de son site perso, il paie avec son temps et sa compétence le montage des vidéos et leur diffusion. Il paie en monnaie, ou par un acte délictueux, le matériel nécessaire, la nourriture, le déplacement… C’est un choix : payer à ta place ; mais quelqu’un a quand même utilisé de l’énergie (au sens large) pour que ça existe. C’est juste indolore pour toi. En plus, tu ne sais peut‑être pas que derrière la personne reçoit de la reconnaissance, génère du trafic qu’elle va vendre en emplacement publicitaire, revend tes métadonnées ou mène une étude sociologique à ton insu.

Les logiciels libres sont libres, pas gratuits.

Très souvent, derrière il y a des offres plus abouties qui sont payantes, ou ces versions, tout à fait opérationnelles, servent pour un projet plus complexe qui lui sera monnayé. Ça peut également être financé dans le cadre d’études soutenues par des mécènes privés ou publics. Certains, les plus téméraires, optent pour le financement participatif : ils ouvrent leur financement sur un prix libre — « paye‑moi un café » — c’est la recette « au chapeau » des comédiens et musiciens. Et si trop peu de gens jouent le jeu, le projet, la chaîne YouTube, le blog périclite parce que M. Michu, ben, il a un loyer à payer… comme vous.

Je vous donne quelques exemples en annexe sur coûts – valeurs et prix dans le « gratuit » si ça vous intéresse (5).

Gogol, Facebook et ta mémé, c’est des dealers !

Gogol et Facebook vont ponctionner ton temps et ta pensée (ils vivent parce que tu écris et commentes) et ils vont aussi revendre tes datas perso pour entraîner des algorithmes ou alimenter des bases de données à des fins publicitaires, afin de t’inciter à acheter des trucs dont tu n’as absolument pas besoin. Cerise sur le gâteau : ils vont aussi revendre tes données à des think tanks et des lobbies pour orienter tes opinions, tes choix politiques ou ton mode de vie (6).

Mais bon, on n’arrive déjà pas à accepter à quel point nous sommes conditionnés par notre milieu psycho‑socio‑religieux de naissance, alors ce n’est pas demain la veille qu’on va accepter que Facebook, Insta ou Gogol nous manipulent !

« Mais ma mémé, c’est pas une dealeuse quand même ! »

Ben si, ma couille ! Quand elle te file en douce un billet de 10 € pour que tu ailles jouer à la fête foraine, elle attend un « merci » : c’est ça le prix. On appelle ça de la politesse, mais ça reste quand même un échange. Essaie de prendre l’oseille sans lui dire merci et tu vas voir. Le prix te semble dérisoire… comme le fait de donner volontairement (ou insidieusement) tes données privées. Il n’empêche que ça reste un prix à payer.

Le prix à payer est une fiction. On estime un prix par rapport à ce qu’il nous coûte, mais on oublie souvent que la vraie valeur est donnée par celui qui reçoit.

Le bisou et le « merci, mémé » ont pour toi un coût quasi nul ; pour ta grand‑mère, c’est une bouffée d’air frais et la sensation de se sentir importante à tes yeux — valeur maximale. Les 55 € du fraisier sont pour Bernard A. un prix proche du néant ; pour Yanis, qui a accumulé pendant 12 mois 5 € sur les 10 € que lui donne sa grand‑mère, le prix est énorme. Dans les deux cas, le pâtissier recevra la même valeur. Dans les deux cas, les usagers (Bernard et Yanis) auront le même « produit » avec le même prix mais avec des valeurs qui seront très différentes

Alors vraiment gratuit, c’est pas vrai ?!

Oh ben si, ça doit exister : sur 8 milliards d’humains il doit bien y en avoir 4 ou 5, mais le ratio pour les rencontrer n’est pas forcément en notre faveur (5 / 8 milliards = 0,000000000625 %) — autant ne pas trop compter dessus.

Peut‑être que dans un monde onirique, une réalité alternative, le chêne n’est pas obligé de déployer son énergie pour puiser des nutriments dans le sol ; peut‑être que dans ce monde fabuleux il n’y a pas de « dev » (développeur) pour créer, maintenir et diffuser un service e‑mail ; peut‑être aussi que dans ce monde de marmottes et de chocolat des acteurs porno (ou classiques) prennent de leur temps de vie, investissent de l’argent dans du matériel, s’exposent publiquement et font face à la vindicte populiste gracieusement. Peut‑être.

Mais vivre dans l’espoir d’un monde hors de portée n’a jamais rendu qui que ce soit heureux. La réalité, et la physique, sont des salopes qui reviennent tous les matins toquer à la porte, et jour après jour le réveil n’est que plus douloureux. Se « botoxer » le visage pour se donner l’illusion de ne pas vieillir n’enlève pas votre arthrose ni votre dégénérescence cardiaque : ça vous fait juste croire à quelque chose qui n’existe pas.


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Rien n’est gratuit, ni mater du porno ni manger un fraisier. Notes

Pour les plus véloces, les plus courageux et ceux qui n’ont pas peur de ne pas mettre d’étiquettes et de voir derrière les erreurs les trucs intéressants je vous conseille de visionner chez Thinkerview l’interview de Frédéric Bascuñana et Alexis Poulin

  1. Affirmation totalement hautement improbable puisque pour être mon plus vieux fan il faut avoir au moins 81 ans ou connaître la totalité de mes autres fans. Je doute, vu l’orthographe, la syntaxe qu’il est plus de 81 ans et vu le nombre de mes « fans » douter de la seconde est aussi très peu probable, ou alors c’est le boss de la NSA. ↩︎
  2. Par « énergie » j’entends toute dépense nécessaire à l’action : physique, cognitive, affective, mais aussi les efforts symboliques, culturels ou institutionnels mobilisés pour créer et maintenir des dispositifs. C’est bien sur une métaphore méthodologique qui devrait être détaillée …si j’étais philosophe, ou si j’étais payé pour cet article. ↩︎
  3. OMS droits humains et sexualité
    https://www.who.int/publications/i/item/9789241564984
    https://www.who.int/health-topics/sexual-and-reproductive-health-and-rights ↩︎
  4. « Gratuit est un mensonge » oui c’est un peu rhétorique mais c’est pas si faux. ↩︎
  5. Coût, valeur & prix dans le « gratuit » : Dans le logiciel libre ou la distribution alimentaire gratuite, le coût est supporté par les développeurs, les institutions, les associations ou les mécènes. Le prix peut être libre (donations, financement participatif) et permet de compenser ou diminuer ces coûts, mais ne les supprime pas. La valeur sera donner par les usagers ou les bénéficiaires qui, s’ils étaient rationnel comme le veux la doctrine de l’économie de marché selon Adam Smith devraient rétribuer en conséquences et en fonction de leur moyen le service rendu. Par un don de temps, un partage, une aide financière, matérielle, émotionnelle selon leurs possibilités et les besoins ↩︎
  6. Orienter les choix politiques par micro-ciblage via les data perso
    Cambridge analytica https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/03/20/cambridge-analytica-ce-que-vous-devez-savoir%5C_5275525%5C_4355770.html et – ou https://www.arte.tv/fr/videos/RC-016379/cambridge-analytica/
    La publicité comportementale https://www.cnil.fr/fr/la-publicite-comportementale-en-questions et – ou https://www.csa.fr/Informer/Collections-du-CSA/Etudes-et-rapports
    Livre : Shoshana Zuboff, L’Âge du capitalisme de surveillance. Ed. Autrement (SEUIL)
    Livre : Eli Pariser, La bulle de filtres. Ed. L’échappée 2012 ↩︎

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