Femme fontaine, omega de l'orgasme ?

Un article sexo cette semaine je vais vous parler des femmes fontaines, en anglais le squirt. Non, en fait je vais plutôt vous parler de mon expérience de femme fontaine, de mon ressenti. C’est très à la mode. Tous le monde veut (pour soi ou pour l’autre) en foutre de partout. Le Squirt serait il l’alpha & l’oméga de l’orgasme ? Si on est une femme et qu’on n’éclabousse pas partout passons nous à coté du plaisir ? Jouissons nous vraiment ?
L’éjaculation féminine, Alpha & l’Omega du plaisir féminin ?
Alors une femme fontaine jouit-elle plus ou moins qu’une autre ? Le squirt est-il synonyme d’un orgasme monstrueux ?
Ca fait un moment que j’avais envie d’écrire un article sur ce phénomène de la femme fontaine. Mais je voulais attendre d’avoir expérimenté suffisamment cette pratique avant d’en parler.
Je rappelle que je parle uniquement de mon expérience, de mon ressenti. J’ai toujours eu des orgasmes mais j’ai appris à devenir une femme fontaine pour mes chouchous des liveshow. Peut être en est-il autrement pour une femme fontaine naturelle.
J’ai appris en effet à faire des squirt, et oui, toutes les femmes sont capables d’apprendre à devenir fontaine. C’est un déclic à choper, au moment de la jouissance c’est apprendre à pousser. Au départ ça m’a semblé assez étrange comme mouvement interne, presque inverse par rapport au mouvement interne de l’orgasme.
Je m’explique. Au moment de l’orgasme, il y a une contraction réflexe du vagin. Et là, il s’agit de pousser en même temps que notre vagin se contracte.
Je crois même que toutes les femmes sont des femmes fontaines, après on l’est parfois après coup. Mais qu’est ce que je raconte ?
Et bien pour moi par exemple, avant de trouver ce déclic de la fontaine, à chaque fois que j’avais un orgasme, quelques minutes après j’avais très envie de faire pipi. Un pipi incolore. C’était déjà un squirt en fait, mais décalé.
En fait, en apprenant à pousser, j’ai appris à compresser le temps entre l’orgasme et l’expulsion de ce jet incolore.
Aujourd’hui, après quasiment un an de cette pratique, je me rends compte que mes orgasmes les plus puissants n’étaient pas ceux où j’étais femme fontaine en même temps.

Pourquoi le squirt n’est il pas relié à mes orgasmes les plus puissants ?
Simplement parce que, en poussant simultanément au moment de l’orgasme, je ne laisse pas le temps à la sensation d’abandon de l’orgasme de m’envahir, parce que je la pousse tout de suite, cette sensation n’a pas le temps de remonter tout le long de mon corps, elle reste focalisée sur la matrice sans pouvoir se diffuser dans tout le corps, sans pouvoir m’envahir jusqu’au delà du crane, au delà de mon corps ! Elle est expulsée au fameux moment de poussée du squirt. Du coup ça fait, pour moi en tout cas, des orgasmes beaucoup plus courts, beaucoup plus matérialisés.
A mon goût les orgasmes en tant que femme fontaine sont plus matérialisés. Un peu comme pour les hommes
Prouver le désir c’est aussi un peu le perdre
C’est en ça je crois, après je ne peux que supposer car je ne suis pas un homme, que la femme fontaine a des orgasmes très proches de l’éjaculation masculine.
J’en ai souvent parlé avec mon chéri, chez les hommes il y a confusion entre orgasme et éjaculation. Comme l’orgasme et l’éjaculation sont quasi instantané pour la plupart des hommes, on pense que si il n’y a pas d’éjaculation il n’y a pas d’orgasme, et que si il y a une éjaculation il y a forcément un orgasme. Merci à mon chéri et partenaire de m’avoir appris le contraire. Un homme peut jouir, avoir un orgasme, sans éjaculer, et inversement, il peut éjaculer sans atteindre l’orgasme.
Et l’orgasme prostatique pour un homme (orgasme par stimulation de la prostate) est lui très proche de l’orgasme féminin non matérialisé, et il est souvent décrit comme plus puissant, plus profond.
L’orgasme interne féminin ou prostatique est dématérialisé
L’orgasme non matérialisé fait des vagues, la sensation d’abandon est très puissante, une vague de plaisir qui va et vient et parcourt tout le corps.
Il n’a pas de fin déterminée par une éjaculation ou un squirt.
C’est pour ça que je disais plus haut que mes orgasmes les plus puissants n’étaient pas quand j’étais femme fontaine car les sensations, les émotions qui m’ont traversées, étaient fortes et non maîtrisées. Il m’est déjà arrivé plusieurs fois par exemple de pleurer après un orgasme. Pas des pleurs de tristesse ni de douleur, des pleurs d’abandon, des pleurs de joie, des pleurs de nettoyage aussi, comme si la vague de plaisir venait nettoyer profondément un émotionnel surchargé ou non exprimé. Ou de rire. Ou d’avoir l’impression de flotter, comme si je venais de fumer un énorme pétard.
D’ailleurs dans ma vie sexuelle privée, celle que je partage avec mon homme, je ne fait quasiment plus de squirt, je préfère me laisser envahir toute entière par l’orgasme.
Alors pourquoi être femme fontaine en live show ?
Soyons honnête : parce que c’est super demandé ! Oui mais pourquoi la plupart des chéris veulent voir une femme fontaine ?
Il y a des mecs qui ne viennent que pour ça, que pour voir un squirt. Pourquoi la fontaine a t elle autant de succès alors, si ce n’est pas l’orgasme le plus puissant ?
Peut être parce qu’elle est rassurante, comme l’éjaculation masculine l’est pour une femme.
En fait le squirt fait office de preuve. L’inconnu fait peur. L’orgasme féminin est un inconnu pour la plupart des hommes (noteduchéri : et des femmes), et le voir matérialisé par une fontaine est rassurant. Ils peuvent se dire oui ! Je l’ai fait jouir, j’ai eu la preuve. Ils peuvent aussi se dire elle est comme moi elle éjacule.
Et je ne vous jette pas la pierre messieurs !
Mettez un homme qui jouit mais n’éjacule pas face à une femme et ben elle va flipper. C’est pareil pour nous, vous voir éjaculer nous rassure sur le fait que vous ayez joui, nous rassure parce qu’on a la preuve matérielle que vous avez pris votre pied.
Et si nous sautions dans l’inconnu ?
Et si nous nous faisions plus confiance aussi ? De plus, comme je l’ai déjà expliqué dans un article sur l’orgasme, Le fait de jouir, de prendre son pied, d’accepter de s’abandonner avec l’autre, devant l’autre, vient d’abord de nous :)