Imitation Game, tenir la ligne #1B2C

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Imitation Game, un film bien au delà des apparences

Le festival de Cannes est fini, on va donc pouvoir parler cinéma, non ? Aujourd’hui pour le brin de causette du dimanche, je vais vous parler d’un vieux coup de coeur mais que nous avons revu il y a peu avec Charlie, à savoir le film Imitation Game de Morten Tyldium. En plus je sais que ça va faire plaisir à Eve 2 Candaulie et faire plaisir à une jolie femme, c’est jamais désagréable (faire plaisir aux gens en général, pas que les jolies filles nomaiho).

Bon voilà, vous êtes revenu de la plage, de la montagne ou de chez votre mère, oui c’est leur fête aujourd’hui si vous avez oublié et que l’envie vous prend … Bon, donc vous êtes rentré chez vous et paf #1B2C débarque et on parle cinéma. Avec un film fabuleux qui va bien au delà du simple biopic.

Perso je suis allez voir Imitation Game pour l’acteur principal – B. Cumberbatch – que j’adore (il joue un excellent Holmes dans la série Sherlock de la BBC) mais surtout pour la vie d’Alan Turing, grand mathématicien, père de l’informatique moderne, génie méconnu.e, fondateur du test de Turing pour valider, ou pas, une I.A et de manière plus discrète, déchiffreur de la machine Enigma, l’outil utilisé par les forces nazis pour encoder leurs messages en 1940. Le Geek que je suis, fan de math, d’histoire et de nouvelles technologies ne pouvait pas résister 🙂

Bon l’histoire aurait pu s’arrêter là mais voilà, le film va bien au delà. Le réalisateur a eu l’intelligence de mettre en avant non pas les réalisations et le génie d’Alan Turing, ce qui au passage serait déjà pas mal, mais de parler de l’Humain. Et bordel de dieu que ce film est bon, que ce film est beau.

Bien sûr on pourra reprocher les approximations, même les erreurs historiques. On pourra reprocher au film son manque d’objectivité sur la vie et le caractère de Turing. Mais ça serait oublier ce qui pour moi est l’essentiel du film, à savoir une interrogation sur :  pourquoi tant de haine ?

Alan Turing était un génie, il était anglais (y en a qui ont pas de bol, désolé c’est le fan de rugby qui parle), mais surtout il était anormal, dans le sens le plus pur du terme qui, chez moi, est tout sauf péjoratif. A-Normal dans le sens Hors de la norme. Par son génie bien sûr, mais aussi par son caractère, son excentricité et hélas par sa sexualité. Alan Turing était pédéraste comme on disait alors et même si c’était toléré en temps de guerre ça l’était bien moins en temps de non guerre 🙁

Imitation game c’est l’histoire d’un fou, d’un humain qui contre vents et marées va jusqu’au bout, au bout de lui même, au bout de ce qui pour lui est juste, ce qui pour lui fait sens, l’enrichit, le nourrit. Je trouve que l’image d’entête résume très bien le film.

Un Humain qu’on empêche d’avancer, de vivre, d’être, à qui on dit « ne fait pas ça », ce que tu penses, la manière dont tu le penses n’est pas normale … Oui ce n’est pas normal et tant mieux, c’est un petit peu ça qui a arrêté une dictature sanglante. Mais voilà, une fois les circonstances exceptionnelles passées, la fin de la guerre, et après déjà moult périples il faut rentrer dans le rang, redevenir « un gens normal », redevenir petit … Oui mais voilà, la nature va toujours vers le haut alors …

C’est tout ça que le film raconte. Comment quand on a une différence, bon lui il cumule, on doit apprendre à sauter les obstacles, jour après jour, pas après pas, depuis l’enfance et jusqu’à la mort. Ce n’est pas « grâaave », il n’y a pas à pleurer mais c’est dur, c’est fatiguant (surtout sur la fin). Et puis la grosse blague c’est que nous sommes tous a-normaux, handicapés, le gros avantage de certains c’est que c’est visible, c’est qu’ils le savent et acceptent, c’est plus fort qu’eux. Je vous le dis, c’est un immense avantage, ça permet de vivre, presque, libre 😉

Bon je ne vous raconte pas trop le film mais vraiment, n’hésitez pas une seconde. Je ne vous cache pas que j’ai pris une tarte, la fin est juste …. bon j’ai pleuré quoi. C’est beau, c’est bon, c’est bien joué, ça nous parle de liberté, de suivre ses pas coûte que coûte.

Ca nous parle aussi des gens plus ou moins proches de nous et que nous appelons fous, « pas pareils » et qui, miracle des paillettes, deviennent des génies lorsque suffisamment de gens applaudissent …

Imitation Game m’a fait penser à ma vie (attention je me prend pas pour un génie), ça m’a fait penser à la vie de ma prof suisse, pute, secrétaire, peintre, grande homéopathe et dragon femelle au passage, ça m’a fait penser à mon grand oncle qui aimait les putes et s’est battu face à toute sa famille (c’était en 1935 en provence) parce qu’il était amoureux d’une fille de joie qu’il avait arraché à sa maquerelle et qui est devenue sa femme jusqu’à 98 ans (là les psychogénéalogistes sont morts de rire), ça m’a fait penser à un ami homo dont je vous parlerai un de ces quatre.

Ca m’a surtout fait penser à tous les a-normaux cachés ou affirmés qu’on fréquente avec Charlie de manière virtuelle. Ce film, il parle de nous tous, des « différents », des génies en puissance, des Humains divins comme dirait un confrère thérapeute. Alors un beau film à voir, à pleurer, pour apprendre que Vivre c’est suivre sa rose, c’est aller au delà du conforme et du confortable, c’est ne faire qu’un avec soi et bordel ça fait du bien.

La fiche allo ciné de Imitation Game & la fiche wikikipedia

Voili voilou, le brin de causette est terminé, à la s’maine prochaine !

 N’oubliez pas, le dimanche à 18h il y a les #ASV de LadyShagass sur twitter 

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