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Partager ce(ux) que nous aimons

Publié le Publié dans News de Charlie Folies

Partager pour encore plus Aimer !

Vous êtes de la race des preneurs, woussa !

ça c’est le Koan of the day du 15 décembre … Cette phrase qui a l’air de rien comme ça, une fois incluse dans le film Instinct (1) prend tout son sens. Perso elle m’a profondément remué.

L’avidité, ce besoin permanent de ramener à soi, de garder pour soi. Tout et en grosse quantité y compris le gras du jambon. C’est terrible cette manie que nous avons, un grand nombre d’entre nous, d’avoir peur de perdre, d’avoir peur de lâcher.

Cette manie qui s’applique sur plein d’aspects de nos vies.

La peur de lâcher nos croyances, nos espoirs ou notre scepticisme.

La peur de perdre le contrôle, de perdre notre pseudo première place, la peur de lâcher la suprématie de « la race blanche ».

Bien sûr la peur aussi (voir surtout) de lâcher les gens que nous aimons, comme si une fois libres ils n’allaient plus s’intéresser à nous.

La peur d’être médiocre et en même temps la peur d’être grand, beau et fort (Rambo est fort) . Et par dessus tout ça, encore plus fort que le roquefort, la peur de lâcher l’image que nous avons appris à avoir de nous même et que nous proclamons fièrement avec des « Je ne suis pas comme ça » vides de sens et remplis de peur.

Et pourtant ! Lâcher le contrôle, lâcher ce que nous croyons être le réel, ce que nous croyons être nous même, nous permet d’enfin découvrir bien plus du monde que ce que nous avons l’habitude.

Si Charlie ne lâche pas son image de comédienne un peu snobinarde, si elle ne lâche pas sa peur d’être prise pour une salope, elle ne fait pas de cam, elle n’est pas là pour notre plaisir à tous. Si vous ne lâchez pas votre peur de « la masturbation ça rend sourd », la peur de « mon dieu si je regarde des films de cul à 37 ans alors que je suis en couple ça veut dire que je suis malheureux » et toutes les phrases à la con que nous connaissons trop bien, ben vous n’êtes pas là, le sourire aux lèvres et la bite à la main.

Vous êtes au bar en train de râler après je ne sais qui. Vous êtes chez vous affalé dans un canap en regardant LCI rempli de peur, de doute et d’amertume. En gros vous êtes bien calé, droit dans vos bottes, sûr d’être vous même mais aussi bien moins joyeux, bien moins vivant.

Partager implique une ouverture.

Pour partager il faut accepter de perdre. Ce n’est pas obligatoire, mais c’est un risque à courir.

Comme quand vous marchez, un pas entraîne un déséquilibre vers l’avant, une rupture de votre sécurité et le rique de vous péter la gueule, mais pourtant pour marcher, pour avancer, pour évoluer, vous les faites ces pas. Pareil pour respirer, chaque inspiration fait rentrer en vous des millions de germes, de bactéries pouvant causer votre mort et pourtant, seconde après seconde vous respirez. Vous n’avez pas d’autres choix !

Et bien dans la Vie, en Amour aussi, c’est la même chose. Si vous ne prenez pas le risque d’ouvrir, de faire rentrer l’inconnu, de perdre l’équilibre, de vous laisser emporter par vos désirs, émotions, pulsions, vous resterez stable, en sécurité, avec la confortable illusion de contrôler, connaître, votre « monde »… Petit à petit l’humain disparaîtra. Petit à petit vous devenez un très joli bloc de béton. C’est sympa les parpaings mais avouez qu’il y a plus chaleureux !

Sporadiquement la pulsation de vie en vous va se réveiller … c’est le « drâme ».

Vous voudriez de l’Amour, vous voudriez de la chaleur, mais tout est plein en vous. Vous n’avez plus un millimètre disponible, tout est gris et comprimé, un bloc de béton.

Alors vous exigez ! Vous prenez ! Vous essayez d’enlever la liberté pour vous l’accaparer, pour la gober, pour vous en nourrir.

Mais ça ne sert à rien, il n’y a plus de place en vous. Ca vous fait un petit plaid qui tient chaud cinq minutes au bloc de béton que vous êtes devenu. Ca ne sert à rien mais ça tue la liberté, la joie, la vie autour de vous. Comme ça, un jour il n’y aura plus que du gris et vous (pas toi qui lis, un Vous général, s’entend) Vous donc, avec tous vos plaids, toutes vos caméras de surveillance, vous avec votre anonymat, vous avec votre hypocrisie (envers vous même) vous serez au top du top de la vie des blocs de bétons !

J’espère que ce jour ne viendra jamais …

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Si le programme bouygues and co vous plait moyen …

nous avons une chose toute bête à faire : Nous ouvrir, nous dévoiler, prendre le risque de perdre un peu de notre sécurité, perdre un peu de notre anonymat, sur le net ou ailleurs, surtout ailleurs.

Le but de cette ouverture ?

Simplement partager qui nous sommes, sans faux semblants, sans avatars, sans se la raconter, sans vouloir gagner ou perdre quoi que ce soit. S’ouvrir, partager, faire circuler nos envies, nos pulsions, nos info, notre créativité, quelle qu’elle soit, en étant juste ce que nous sommes.

Gentils, méchants, bêtes, généreux, ridicules, enfantins, sérieux … Croyez moi la réalité est toujours plus forte que la fiction, dans l’horreur comme dans le bonheur.

C’est ça l’antidote à la grisaille, être multicolore et l’assumer.

Voilà plus de 20 ans que j’accompagne des gens pour divers soucis, 35 ans que j’explore l’Humain, les gens et leurs méandres. Au final, de toutes les techniques, notions, stratégies que j’ai pu voir, apprendre et suivre, c’est toujours la même chose, le même constat qui revient. Les Gens sont malades de ne pas dire, de ne pas être eux mêmes, de ne pas s’autoriser à prendre le risque de …

De quoi ? de déplaire, de sortir du moule, de s’afficher, d’être seul, seul avec eux mêmes. Soi comme unique point de référence … et pourtant bien souvent nous nous fâchons, nous souffrons, nous nous séparons parce que justement on n’a pas dit, parce qu’on a gardé secret.

Pour ne pas déplaire on a au final tout gâché.

Choisir d’être heureux, d’être multicolore sans le revendiquer, juste ne pas le cacher, c’est prendre le risque de se fâcher, prendre le risque de ne pas être apprécié, de ne plus s’habiller en gris muraille, en Zara, ne plus suivre « La mode » et faire en fonction de nos goûts. Ni pour ni contre, juste nos goûts, juste nos références, notre ton.

Dans le milieu du X où on évolue il serait de bon ton que nous soyons plus olé olé, qu’on aille en boîte, en club … ben on voudrait bien mais nous on aime le rock, le plein air et pas forcément la foule. On devrait, comme nous l’a demandé un gros publiciste, changer notre ton et devenir un peu plus « parisien » – « Mais si ma chérie (on vous appelle vite ma chérie dans l’audio visuel et le x) change ta façon d’écrire, sois un peu plus hautaine, comme le Tag (désolé je cite) ou encore les blogueuses mode qui parlent de haut en disant Salut les copines … » je vous passe le reste de l’entretien qui fut … cordial 🙂

Dans le milieu où j’évolue, Para-medico-spiritualo, je devrais employer un langage plus châtié, moins de gros mots, parler de séisme interne au lieu de claque dans la gueule quand on subit un choc … pourtant ça parle bien claque dans la gueule. Pareil en conférence, on m’a fait remarquer que dire « Gaudin on l’encule » dans la salle de conférence d’une mairie huppée (et de droite) c’était maaal. Pourtant au final je suis appelé à y retourner.

Car la plupart d’entre nous aiment ce naturel, aime la vie simple. Bien sûr ça agace, bien sûr vous aurez des culs serrés (même si techniquement ils le dilatent fort bien) qui vous prendrons en grippe parce que « ce n’est pas convenable » ou  « ce n’est pas comme ça qu’il faut faire ». Peut-être mais c’est comme ça que je fais moi  et je ne sais pas être autrement que moi.

Être moi c’est m’autoriser à partager, à commu-niquer, ne plus me cacher

C’est partager les gens que j’aime, en irl (in real life), ce qui permet à Charlie de faire de la cam par exemple. C’est partager RT et FF des posts, des sites IG (in game) – je confesse qu’on ne les lit pas toujours avant – juste pour promouvoir les copains, c’est s’offrir pour rien.

C’est ouvrir ses bras, son temps, ses humeurs pour vider et me remplir des vôtres. C’est donner 80 centimes qui restent au fond de ma poche au clodo du coin ou en pourboire à la gentille serveuse (et à la pas gentille encore plus). C’est donner pour pouvoir recevoir de l’inconnu, des expériences nouvelles.

C’est m’oublier pour me découvrir bien plus riche encore. Riche de vous tous. Riche de vos sourires, de vos peines, de vos goûts et degoûts.

On a le droit d’aimer, de ne pas aimer, de ne pas vouloir. Ce n’est pas un souci. Sortie de StarWars oblige : le seul souci est de se laisser avoir par la peur qui est implantée en nous.

La peur mène à la colère, la colère à la la haine, la haine à la souffrance et la souffrance … au bloc de béton !

Je vous souhaite à vous tous plein de partages, plein de rencontres, des cool et des pas cool aussi, ça fait partie de la vie. Je vous souhaite toujours plus d’ouverture, toujours plus d’acceptation sereine de qui vous êtes dans l’ensemble des facettes, les lumineuse et les obscures. Tout est nécessaire.

Et je vous tire mon chapeau Messieurs et mesdames les Sexcurieux pour votre ouverture … d’esprit 🙂 Après seulement 3 ans à voguer sur les flots du WWW avec vous j’ai rencontré bien plus d’ouverture (malgré des p’tites guéguerres à la con) qu’après 20 ans dans le développement personnel et des gens soi disants sur un chemin d’évolution (il va vers où leur chemin …mystère) voire même d’éveillés (moi aussi tous les matins vers 7h30)

Special kiss à mamzelle Lilou qui a osé, tout en douceur, dévoiler un bout de son humanité. Merci à elle.

Encore un pas les amis pour partager au grand jour, tout simplement, les facettes de vous que vous maintenez trop discrètes et qui font pourtant de vous des êtres Humains.

« La peur est la petite mort de l’Esprit »

Franck Herbert – Dune

Bonne fin d’année 2015 à tous

Renaud

Nota & Rajout :

Partager pour ne pas succomber !

Dans les événements du 13 Novembre 2015 ce qui m’a le plus touché c’est #Tousenterrasse, ne pas attendre que l’orage soit passé pour exister. Au contraire même, sortir juste par ce que des gens veulent nous maintenir chez nous – et dans les gens qui veulent qu’on ferme nos « volets » il n’y a pas que les « barbus tous velus », le crime profite toujours à plusieurs …

Alors la réponse fut magnifique « Ca c’est Paris ! » chantait Mistinguett.

Une femme, une blonde, le moulin rouge, la légèreté, le rire. Une manière de rire à la face du monde. Ca nous semble banal, normal, mais le petit café, le croissant, voir l’oeuf dur au comptoir (qui hélas disparaît) est convoité par tout les pays du monde. Cette désinvolture dont raffolent nos chers « ennemis » d’outre manche. Nous râlons en prenant le métro, nous râlons parce que le café est à 1.8€… mais nous avons du café …

Tous les matins quand je me lève j’ouvre mon internet et je respire, je souris, je me réchauffe le coeur, tout va bien notre fil twitter est toujours rempli de founes, de bites et de rire.

Je lis les articles de gens qui, d’eux mêmes, parlent de cul, parlent de leur vécu, donnent des conseils issus directement de leurs propres expériences. Tout ça gratos, sans rien demander à personne.

Ca mériterait un peu plus de partage et un peu plus de considération je trouve. A la fois des autres blogueurs et blogueuses mais aussi un peu plus de retours, de commentaires et de partages de la part des lecteurs lambda comme moi.

« De l’audace encore de l’audace toujours de l’audace » – Danton (bon je sais il a mal fini mais osef 🙂

 

(1) Film Instinct avec Anthony Hopkins : lien streaming

6 réflexions au sujet de « Partager ce(ux) que nous aimons »

  1. C’est marrant, je ne me retrouvais pas du tout dans le paragraphe sur la peur de perdre, parce que je suis arrivée à un stade où je n’appartiens à personne (pas même à moi) et personne ne m’appartient… Et je ne cherche à possèder personne.
    Par contre plus que tout, j’aime jouer, j’aime me connecter. Et je suis d’accord Renaud, rien n’est plus beau que le don de soi sans rien attendre en retour.
    Bonne fin d’année super blogueuses et super blogueurs de la #CULtture!
    1. Tout à fait d’accord avec toi, et Renaud ! Après, comme dit le koan du jour, c’est simple mais c’est pas facile 🙂 Sortir totalement des notions de possessivité, je sais que perso … j’ai encore du pain spiritique sur la planche hihihi 🙂
      Des gros bisouxxx miss Eve, et une super belle fin d’année !!!!
  2. Gasp… je n’avais pas vu ton article avant que Charlie en twitte le lien ce matin… Elle a vraiment eu raison de le faire ! Je partage bien de tes points de vue, je n’ai pas franchi le pas, comme Lilou l’a fait de montrer ma tronche sur les réseaux sociaux, mais ce n’est pas pour garder un certain anonymat (ce qui serait très con, puisque mes identifiants sur Twitter et sur Facebook sont mes nom et prénom !), juste pour la simple raison que je n’aime pas ma tronche…

    Je suis super contente d’apprendre des trucs à mon âge, d’oser changer d’avis sur des principes qui avaient guidé ma vie jusque là… par exemple, j’ai attendu d’avoir 52 ans avant de renoncer à ce principe de base « aucun truc non humain dans ma sexualité »… Les articles de Lilou, sa façon d’aborder les toys, le large choix de ce qu’elle teste, m’a permis d’oser l’orchidée… Après ma première utilisation, deux pensées se sont télescopées dans ma tête « putain, que c’est bon ! » et « pourquoi n’ai-je pas essayé avant ? »

    Les réponses sont variées peut-être qu’il me manquait les mots de quelqu’un qui m’en donnerait l’envie. Peut-être qu’avant, je n’y étais pas prête. Peut-être que j’avais besoin d’un gode qui n’ait pas une forme phallique, d’un gode dans une matière pas synthétique.

    Le fait que Lilou ait l’âge d’être ma fille ne m’a, en revanche, jamais posé de problème. Ce n’est pas parce que j’ai la cinquantaine bien tassée que je n’ai plus rien à apprendre. Au contraire ! En acceptant le fait que j’ignore encore plein de choses, sur plein de sujets, sur moi-même, m’offre une forme de jeunesse.

    J’aime partager ce que j’aime, ce que je sais. J’aime remercier les personnes qui m’ont fait du bien, qui m’ont enrichie. Les remerciements, c’est aussi un plaisir en soi.

    J’ai du mal à parler de la jalousie, puisque c’est un sentiment que je ne ressens pas. Et puis, en amour comme dans le reste, le partage donne de la valeur à ce que nous partageons.

    En tout cas, merci Renaud pour ce superbe article…

    … que je vais m’empresser de partager !

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