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Mimosa. Conte érotique

Publié le Publié dans News de Charlie Folies

Mimosa, Conte érotique
entre polar et sensualité au coeur de Marseille

Partie 1 sur … on verra

Coucou mes chéri(e)s ,

Aujourd’hui un post un peu différent, pas de test, pas de cul à proprement parler mais une envie qui me trotte dans la tête depuis un moment, vous faire partager mon amour pour la littérature et mettre en place des passerelles entre le monde du porno, des liveshows adultes et celui de la vie de tous les jours.

Au travers des lectures érotiques du jeudi j’ai déjà commencé à ouvrir cette passerelle, la mise en relation avec certains auteurs (coucou Miss-Kat) m’a encore plus poussée dans cette envie.

Comme j’ai la chance d’avoir un compagnon qui écrit pas trop mal, je trouve en tout cas, et qui est au moins aussi coquin que moi, j’avais depuis un an déjà envie de le faire travailler un peu pour moi… C’est chose faite avec ce premier conte érotique, une ambiance entre polar et érotisme, où Marseille est l’héroïne principale, une ville que nous adorons tous les deux, pleine de paradoxes, d’ambiguïté et où, pour peu qu’on prenne le temps de la vivre, toutes les rencontres sont possibles.

Trève de bavardage, je vous laisse avec le premier épisode de ce conte érotique qui s’écrit en ce moment même 🙂

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Mimosa, conte érotique.

Partie 1

Je l’avais rencontrée trop tard.

C’était un thème récurrent dans ma vie, je rencontrais les gens toujours trop tard.

Peut-être la vie de noctambule n’était finalement pas si festive et joyeuse que ça.

Va comprendre Charles. Et bien Charles ne comprenait pas, d’ailleurs je ne m’appelle même pas Charles et comprendre quand on a côte à côte le goût d’une belle fleur sur la bouche et un  marteau piqueur dans sa tête, ce n’est vraiment pas la chose la plus simple du monde.


Le réveil était dur, très dur. Il avait l’habitude.

20 ans de vie nocturne entre boîtes de nuit, clubs hypes et bistrots déglingués, ça vous forge un foie et vous apprend à encaisser, notamment les matins à jeun.

Là pour le coup, il était à jeun de tout.

Prisonnier entre l’ouvrier de la voirie passionné de marteau piqueur et un bouquet de fleurs encore terriblement présent dans sa bouche, un mélange entre  mimosa et fleur d’amandier, printanier, parfumé, léger.

Il fallait que sa conscience navigue entre sa tête remplie de la transpiration bien palpable de l’ouvrier mono maniaque et sa bouche, le reste de son corps tout entier envahi du souvenir de la jeune fille entre mimosa et amandier.

Les souvenirs de la nuit coulaient doucement sous le bourrinage intensif de l’ouvrier.

C’est souvent comme ça, les belles fleurs s’effacent quand le bitume avance, c’est trop souvent comme ça.


Bon reprends toi mon gars, rappelle toi et putain, débranchez moi ce foutu piqueur. Je peux pas blairer les gens qui font plus de bruit que ce qu’il pense, ça me gonfle déjà en tant normal mais ce matin…

Putain on a fait quoi hier soir ?


Il s’assit au fond du lit, le dos bien calé contre les trois gros oreillers, ferma les yeux, comme pour faire une pause, sortir du boucan de cette matinée et revenir à hier soir. Le parfum mimosa amande se fait plus présent, les draps, les oreillers, même l’air ambiant étaient encore remplis de la petite fleur disparue. Elle revenait pas à pas, seconde après seconde, et le marteau piqueur bruyant et malodorant disparaissait.

Tout avait bien commencé, du classique c’est vrai, un vernissage dans une soirée quelconque, un photographe déjà passé de mode, un copain de soirée, l’avait invité:

“Viens, c’est sympa ce qu’elle fait cette fille, assez conceptuel mais pas mal inspiré par l’esprit zen des années 90, elle a suivi un beau parcours aux côtés du Maître Osho, allez viens, je suis sûr que tu vas t’éclater”

C’était ça ou une soirée PS3, on était mercredi. Il ne sortait jamais le mercredi, c’est le jour des enfants et les vieux loups comme lui n’ont pas à sortir ce jour là. C’était la règle, sa règle, pas plus con pas plus juste qu’une autre. Sortir tous les soirs sauf le Lundi et le Mercredi.

Mais le déjà vieux photographe était convaincant, il savait sur quel bouton appuyer, photographe oblige.

Le Zen, une jeune asiatique, Osho … et puis c’était le printemps, les rues de Marseille sentaient bon, ni trop chaud, ni trop froid, un petit vent de folie glissait dans les ruelles autour de La Plaine.

conte erotique monteLe Vernissage, pour une fois n’était pas du côté du Panier ou du cours Ju, mais rue d’Aubagne. Une des rues les plus pouilleuses du centre ville de Marseille mais c’était l’âme de la Ville. Une rue toute étroite, en pente comme le gosier d’un polonais, où se mélangeaient les vieux rebeux, les asiat, les artistes undergrounds, les malgaches et les putes tout autour, tous sans un sou mais surtout, tout ce beau monde aussi assoiffé et rigolard qu’une bande de rugbymans et aussi assoiffé de vie que lui.

Stéphanie attendait au carrefour entre la rue Thiers et la rue des loisirs, le sourire aux lèvres et la jupe toujours trop courte. Stéphanie était Ukrainienne, elle ne parlait pas, elle souriait.

Elle était là de 6 heures à 8 heures pour les bureaux, et puis repointait le bout de son nez dans la nuit, pour les noctambules, ceux qui rentrent seuls, bredouilles, ceux qui pour une demie heure veulent se croire invincibles ou juste être rassurés par ses gros seins mal refaits. Au fil des nuits ils s’étaient reconnus, appréciés, il l’emmenait souvent pour une heure, se blottir dans ses bras, juste ça, se blottir dans ses bras, contre sa peau toujours douce, malgré les autres, malgré le temps qui passe.

Steph devait avoir une vingtaine d’années et pourtant sa présence était plus maternelle que bien des femmes déjà mères.

Stéphanie ne parlait pas, elle souriait, disait juste “ce soir bébé ?” avec son accent à couper au couteau, un hochement de tête suffisait, elle vous prenait par la main et vous emmenait juste à côté. Stéphanie ne parlait pas, elle souriait, se déshabillait, c’était à vous de faire, à vous de la guider. Stéphanie. Il savait qu’elle serait là; toujours là, si la soirée s’enlisait. Une présence rassurante, une lumière dans la nuit. Entre notre dame du Mont et le sacré coeur, il y avait Stéphanie.

Un sourire de connivence, Stéphanie s’effaçait déjà, un jeune banquier, un nouveau apparemment, avait besoin d’elle, Stéphanie disparaissait et la place Jean Jaurès éclatait de bruit et d’agitation devant lui.

Le printemps était bien installé. Les tilleuls de la place, même s’ils n’arrivaient pas à apaiser les esprits, avaient au moins l’intérêt de créer une ambiance un peu plus douce, l’air sentait bon la vie, la folie.

Les bistrots avaient sorti leur terrasse en grand, les vendeurs de kebab affûtaient leurs lames, les jupes des filles devenaient de plus en plus courtes et le petit vent de la mer, encore plus coquin que les marseillais eux-mêmes, jouait à faire apparaître les petites culottes des filles.

Marseille, la ville des excès. Cette affaire lui allait bien.

Assis à la terrasse du Petit Nice, il attendait patiemment que le vent s’amuse. Voilà et hop ! 12 minutes, pas une de plus, avant que le coquin soulève la robe d’une étudiante, la tunique, mélange approximatif de violet et de rouge, s’était soulevée presque toute seule, laissant apparaître une fesse déjà satinée par le soleil des premiers bains et un joli tanga rose et noir tout en dentelle, les longues jambes à talon de la gamine prenaient tout l’espace de son champ de vision. Son Ho ! de surprise, délicieusement nuancé par les quelques secondes qu’elle prit pour maintenir sa petite robe dans une position plus décente, un grand rire illuminait maintenant son visage et baignait toute la terrasse.

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“Tu le sais coquine !” était la phrase que devait se dire le vent, en tout cas c’était la phrase qui pointait sans aucune ambiguïté dans la tête des 15 personnes assises pour le spectacle.

Cette ville était vraiment un joyau pour les amoureux et le printemps ne faisait qu’amplifier cette sensation.

La soirée était prometteuse.

To be continued 🙂

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